21 juin 2015

The Help - Kathryn Stockett

the help

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Editions Penguin Books - 464 pages

C'est Evy qui m'a offert ce livre il y a de cela quelques temps déjà (au moins 4 ans) et je n'avais jamais trouvé le temps (ou l'envie) de le lire. Et puis d'en parler avec H. (ma super collègue que j'aime d'amour !), ça m'a donné envie de le sortir de ma PAL et... j'ai BIEN fait !

J'ai eu peur au début parce que mon édition est écrite toute petite et en très serré et je me suis dit : oh la la ! Et puis parce que ça commence avec Aibileen et qu'elle a un parlé (parler ?) particulier et que bon, comme je lisais en anglais, je me suis dit que j'allais y passer énormément de temps. Et en fait, pas du tout. Je suis rentrée dedans tout de suite. On s'attache (ou on déteste) tout de suite aux personnages, à l'ambiance.

J'ai eu malgré tout du mal à me rappeler que j'étais dans les années 60 et pas à l'époque d'Autant en emporte le vent, et parfois, quand ils parlent de voiture ou d'autres choses qui n'existaient pas à cette époque, j'ai dû me dire : ben oui, bécasse, on est dans les années 60 !

Les chapitres qui m'ont le moins intéressée sont ceux narrés par Skeeter. On a assez de choses du point de vue des blancs, et ben ça ne m'intéressait pas plus que ça (et parfois elle m'a agacée pour tout dire). En revanche, ceux contés par Minny et surtout Aibileen (ma chouchoute) m'ont vraiment emportée.

Le seul reproche que je ferai, c'est que je n'ai pas bien compris l'utilité du personnage de Celia. Pas que je ne l'apprécie pas ; à vrai dire elle m'a laissée indifférente, peut-être justement parce que je n'en voyais pas la finalité.

Je pense que je peux parler de mini-coup de coeur pour ce livre !


 

26 books toread in 2015

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[FitWW] le retour

Comme vous le savez peut-être, je souffre depuis quelques temps de dépression. Je suis d'ailleurs suivie et médicamentée, donc, heureusement, ça va mieux. Mais côté alimentation, vous vous doutez bien que ça n'a pas été la panacée. Ca a été très dur, et je pense que j'ai beaucoup de travail devant moi pour retrouver des habitudes normales. Mais je me sens prête à le faire (et puis le fait que je sois aujourd'hui à mon poids le plus haut jamais enregistré aide à me motiver...).

Cependant, je n'ai pas envie de compter. Ni les points, comme chez WW (chez qui j'ai parfois envie de retourner, alors que je sais que ce ne serait pas la solution pour moi aujourd'hui), ni les calories. Parce que quand je compte, je deviens limite obsessionnelle, et forcément, si ça tourne à l'obsession, c'est que ce n'est pas sain.

Alors je vais reprendre tout simplement le programme donné par mon nutritionniste, en y rajoutant un goûter. C'est simple, je n'ai qu'à peser mes aliments (ce que je n'ai jamais arrêté de faire de toutes façons) et je sais que ça correspond plus ou moins à un déficit calorique sain pour que je perde du poids.

Ca, c'est l'alimentation.

En ce qui concerne l'activité physique, je voudrais arriver à 4 séances par semaine. Que ce soit de la marche, une séance en salle, une séance devant mon dvd, tout est bon, pourvu que je bouge (et au moins 30min). Cela devrait aussi aider à créer un déficit, mais aussi et surtout à me sentir bien dans ma tête et dans mon corps.

Demain je reprendrai mes statistiques, et ne les vérifierai ensuite que le 31/07.On verra si cette approche plus "libre" me convient.

Pour m'aider je vais à nouveau avoir recours à mon fitchart : un tableau pour lequel, chaque jour, je cocherai si j'ai

  • mangé correctement selon les principes du nutritionniste
  • respecté le nombre de pas que je m'impose par jour (6000)
  • effectué mes 4 séances de sport hebdomadaires

Je ne m'attends pas à de la perfection, après 2/3 mois d'habitudes horribles (précédées par 7/8 mois d'habitudes bof bof), mais une amélioration sera la bienvenue.

On verra ce que ça donne.

challengefitWW

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10 juin 2015

Dôme, tomes 1 et 2 - Stephen King

dome t1

Tome 1 : Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Editions Albin Michel - 630 + 565 pages

Ces deux tomes traînent dans ma PAL depuis... pfiou, 3 ? 4 ans ? Et l'autre jour, en parcourant mes bibliothèques, j'ai eu l'envie irrépressible de les lire. J'y ai tout de suite retrouvé la patte de King, ce que j'aime (la diversité des personnages, même si on retrouve quand même des stéréotypes - les personnages de Dôme étant finalement assez similaires de ceux de Le Fléau / une façon de raconter l'histoire qui est prenante) et ce que je n'aime pas (une hypersexualisation gênante, des personnages très misogynes).

Je les ai lus très vite et j'ai vraiment accroché à l'histoire. Cette petite bourgade est vraiment très représentative des USA, même si je l'aurais plus vue dans le Midwest que dans le Maine. Les rôles pre et post dômes sont très bien attribués et font complètement sens, et l'escalade de la violence est tout à fait compréhensible : sous le dôme, tout est exacerbé. Il suffit de regarder les emissions de télé réalité pour s'apercevoir que ce n'est pas exagéré.

La seule chose que je n'ai pas forcément appréciée, mais qui ne m'a pas dérangée pour autant, est l'explication de l'origine du dôme. Je trouve très bien que nous n'ayons pas plus d'explications que ça, mais autant chez Philip k Dick, la présence d'une entité qui s'amuse de nos vies était bien amenée, autant ici je n'y crois pas vraiment. Je crois d'ailleurs que j'aurais accepté le roman sans aucune explication sur la présence du dôme, avec une arrivée et un départ complètement aléatoire.

Ce qui m'a surprise en revanche, au niveau de l'écriture, c'est que cette fois-ci (c'est loin d'être lepremier King que je lis), j'ai trouvé qu'on avait des indices sur la suite des événements qui manquaient vraiment de subtilité. Je ne compte plus les "il n'aurait plus l'occasion de faire ceci, mais il ne le savait pas" (ou similaire) dans le roman. Ca m'a un peu gâché mon plaisir.

Au final, j'ai vraiment apprécié cette lecture même si mon King préféré reste Simetierre.


 

ABC2015

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C'est la vie 001

Je ne suis pas jolie. Je ne suis pas mince. Je ne suis pas particulièrement généreuse sans être totalement égoïste. Je ne suis ni bête, ni intelligente, juste dans la moyenne. Je ne sors pas du lot. Je suis envieuse, râleuse, colérique. Je suis grande gueule, j'ai besoin qu'on m'entende. Mais souvent, je me sens invisible. C'est bien simple, plus je prend de la place physiquement, plus je me sens invisible. Je suis parfois rigide. Je ne suis pas quelqu'un de positif, sans être foncièrement négative non plus. J'ai des idées bien arrêtées. Je n'ai pas beaucoup de volonté. Je peux être facilement agressive, même si je demande pardon facilement lorsque j'ai dépassé les bornes.

Je ne suis pas solaire. Je ne suis pas quelqu'un qui eclipse, je suis quelqu'un qu'on éclipse. Qu'on met de côté. Qu'on oublie. (Des gens avec qui j'ai bossé pendant des années, et avec qui j'avais l'impression de bien m'entendre, me croisent aujourd'hui dans la rue et ne savent pas qui je suis).

Je sais que les rares gens qui m'aiment m'aiment pour de bon. Mais je serais bien en peine de dire pourquoi. Je sais que je peux faire peur aux gens que je ne connais pas depuis longtemps, parce que je ne cache plus qui je suis. Je sais que si je demandais à qui que ce soit de me décrire, ce sont des mots négatifs qui viennent en premier à l'esprit (chieuse - jamais je ne partirais en vacances avec toi - j'ai peur de ton jugement - brute - binaire...). Et je me demande encore plus pourquoi les gens qui m'aiment m'aiment. Et je me demande parfois s'ils m'aiment vraiment. C'est dur de penser aux gens plus qu'ils ne pensent à vous.

Je ne noircis pas le tableau. Je ne suis pas pessimiste. Je pense, en toute sincérité, être lucide dans la description que je fais de moi-même. Et parfois, je me demande vraiment qui pourrait m'aimer d'amour, alors que je suis cette personne presque méprisable. Et si un jour (entendez-vous le rire ironique qui sort de ma gorge ?) quelqu'un me montrait de l'intérêt, si un jour quelqu'un m'invitait pour un rendez-vous, je serais persuadée qu'il s'agit d'une blague. D'un pari. D'une plaisanterie cruelle. Qu'en fait, ils veulent me parler de quelqu'un d'autre. Ou que je fasse du babysitting. Ou une traduction pour leur taf.

Comment quelqu'un pourrait s'attacher sentimentalement à une personne sans éclat, pétrie de défauts ?

 

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