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Takiko vit à Morioka, au Japon. Elle veille sur sa mère mourante tout en allant à l'école (où elle excelle dans le Kendo, par ailleurs). Alors que sa mère s'affaiblit de plus en plus, son père refait surface.Il est écrivain et rentre de voyage.Takiko lui en veut énormément de les avoir abandonnées, d'autant que son père semble davantage préoccupé par le fameux livre qu'il écrit que par le sort de sa femme... Alors que sa mère décède, Takiko s'empare du livre pour le détruire, non sans s'en prendre violemment à son père. Mais voilà que se produit une chose surprenante : Tokiko se fait aspirer dans le livre... A l'intérieur des "Ecrits des Quatre Dieux du Ciel et de la Terre", Takiko est appelée "prêtresse de Gembu", elle est celle qui sauvera le pays lorsqu'il sera sur la voie de la destruction... Elle devra retrouver les sept étoiles de Gembu pour appeler ce Dieu. A peine arrivée, voilà qu'elle rencontre Rimudo, un mystérieux personnage moitié homme/moitié femme...

Editions Tonkam - 12 volumes de 200 pages environ

Fushigi Yugi : La légende de Gembu est donc, comme son nom l'indique, liée à la série Fushigi Yugi (je sais, c'est dingue). Il s'agit en fait d'une préquelle (je dis "une" parce qu'il se pourrait que Watase écrive l'histoire de Byakko (oui oui s'il te plaît !!!).

Pour la petite histoire, le 1er tome de Fushigi Yugi (la première série a être sortie mais en fait la dernière dans la chronologie des Ecrits des Quatre Dieux du ciel et de la Terre. Vous suivez ?) m'a été offert il y a loooooooooooooooooooooongtemps par ma BFF de l'époque (comme quoi, c'est pas tant que ça forever ces histoires...) et donc je l'avais lu et refermé en me disant : pfiou c'que c'est gnan gnan. Et je l'ai mis de côté. Quelques années plus tard, je l'ai relu et là, ce fut la révélation. Pendant longtemps, ce fut ma série préférée (enfin, à part Sailor Moon hein, mais bon, Sailor moon, c'est comme Buffy, ça a un statut à part) et aujourd'hui encore, elle est forcément dans mon trio de tête.

Alors quand FY : Gembu est sortie, je n'ai pas hésité. J'ai acheté les 6 premiers tomes (au fur et à mesure de la sortie, ce qui a pris du temps) et après je me suis lassée d'attendre et puis soyons clair : les manga, ça coûte cher. Au volume, ça va encore, mais quand vous suivez des séries avec plus de 70 tomes (that's you, Metantei Conan !!!), ben ça revient à une petite fortune. Alors j'ai arrêté de les acheter. En 2007, donc.

Et là, je regardais un film coréen qu'un collègue m'a filé (Des nouilles aux haricots noirs ou Castaway on the moon - ultra loufoque, ultra poétique, ultra j'ai adoré) et puis bon, d'accord, je sais : la Corée, c'est pas le Japon. Mais ça m'a donné envie de repartir en Asie (et en plus, de toutes façons, FY est censé se dérouler principalement en Chine, alors...) et donc, je me suis replongée dans FY : Gembu. Et comme ma médiathèque avait les derniers tomes, j'ai enfin fini la série.

Voilà. Après cette loooooooooooooooongue introduction, venons-en au fait. Alors évidemment, il y a forcément des comparaisons qui sont faites entre FY et FY : Gembu. Entre les héroïnes (Miaka pour FY, Takiko pour FY : Gembu), entre les chérichoux (Tamahomé et Uruki), entre les étoiles, entre les histoires. Ma première petite déception, c'est que je trouve que Miaka et Takiko sont bien trop semblables. A part pour le fait que Miaka est un estomac sur pattes, elles ont le même caractère, la même envie de faire le bien et de sauver les gens, la même gentillesse, le même sentiment de rejet vis à vis de leur monde. 

Ma deuxième petite déception concerne les Etoiles : celles de Miaka sont teeeeeeeeellement plus intéressantes et attachantes !!! (ou alors, j'ai un tel lien avec FY que je ne pouvais que trouver que celles de FY : Gembu moins bien. L'avantage, c'est qu'il y a une femme (je veux dire une femme biologique, parce que Nuriko est gender-fluid, tout le monde le sait. Hotohori aussi d'ailleurs...). Mais sinon, même si leurs histoires sont intéressantes, elles m'ont moins émue. De toutes façons, entre Nuriko, Hotohori, Tamahomé et... euh, en fait je les aime toutes, les étoiles de Suzaku !

Mais sinon, sinon... Quelle série ! Il y a peu de surprises, mais c'est tellement bien raconté. Et la fin est très belle, un tout petit poil amère, mais très poétique. C'est quelque chose que j'apprécie chez Watase : malgré les ressemblances (il y en a toujours dans l'oeuvre d'un même auteur), les conclusions sont toujours uniques.

Un poil en-dessous de FY, mais une très belle série néanmoins.


 

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