leo demidov t2

1956. La mort du « petit père des peuples » a plongé le pays dans le chaos. Tandis que Khrouchtchev entreprend sa politique de déstalinisation, les langues se délient : le temps est venu de régler les comptes.

Ex-agent zélé du MGB, Leo Demidov, aujourd’hui repenti, est à la tête d’un département de criminologie. Avec sa femme, Raisa, il a adopté deux fillettes, mais l’aînée, Zoya, hait ce père de substitution. Et elle n’est pas la seule... Car, dans l’ombre, quelqu’un attend son heure, une femme que la colère et le sentiment d’injustice ont rendue ivre de vengeance.

Pour sauver les siens, Leo n’aura bientôt plus d’autre choix que de se jeter dans la gueule du loup : le terrifiant goulag de Kolyma...

Editions Belfond - 402 pages

Après le tome 1 que j'avais bien aimé, il fallait bien que je lise le tome 2. Pour le coup je suis déçue. J'y ai retrouvé l'écriture et l'atmosphère que j'avais aimées dans le tome 1, mais l'histoire... du grand n'importe quoi.

On se doute bien, vu le métier qu'exerçait Leo, qu'il n'avait pas que des amis. Et on se doute bien aussi que l'un d'entre eux, après avoir subi tortures physiques et morales, chercherait à se venger. Ca paraît logique. Et effectivement, c'est ce qu'il se passe.

Mais autant la première partie du roman [quand Leo part à Kolyma chercher Lazare] est compréhensible et relativement intéressante, autant la 2e [à partir du moment où Fraera tue Lazare] est trop tirée par les cheveux, et franchement, de trop.

Je me suis lassée, je n'avais qu'une hâte, que tout ça se finisse. De rebondissement en rebondissement, on finit par avoir envie de laisser tomber, et mêler un plus grand objectif politique derrière tout ça aurait pu être une bonne idée, mais ça n'a fait que gâcher le truc. J'aurais finalement préféré qu'on suive Leo dans une autre enquête, au sein de son organisation. Même Raïssa, que j'avais pourtant appréciée dans le premier tome, m'a énervée avec ses tergiversations.

J'ai cru voir que les avis sur le 3e tome (sur LA) sont loin d'être très positifs, alors je vais m'arrêter là.