24 août 2015

Feuilles d'automne - Adeline Yen Mah

Feuilles d'automne[Titre original : Falling Leaves]

Shanghai, dans les années 30, est encore une cité coloniale, prospère et animée. C'est là que les époux Yen, fuyant l'avancée des troupes japonaises, ont choisi de s'établir avec leurs quatre enfants. Là que l'entreprise familiale prend l'essor qui fera de M. Yen l'un des industriels les plus riches de Chine. Soudain, en 1937, Mme Yen meurt, quelques jours après avoir donné naissance à une petite fille : Adeline. Le chagrin de son père est de courte durée : il se remarie à une séduisante franco-chinoise, Niang, femme futile et vaniteuse, avide de mondanités, qui ne cache pas son mépris pour les enfants nés du premier lit. Mais c'est à Adeline, considérée comme responsable de la mort de sa mère, que Niang réserve les trésors de sa cruauté. Adeline, qui devient le bouc émissaire de toute la famille. En 1947, redoutant le péril communiste, la famille Yen s'exile à Hong-Kong. Adeline ne fait pas partie du voyage. Placée dans un orphelinat, elle est privée de visites et de courrier. C'est dans cette prison, pourtant, qu'elle va découvrir la clé de son existence : les livres...

Editions L'Archipel - 300 pages

J'ai lu l'année dernière pour mon ABC Jun-Ling : une enfance chinoise, qui se concentre donc, comme son nom l'indique, sur l'enfance d'Adeline.

Feuilles d'automne reprend le récit depuis le début (et je me suis demandée si ce n'était pas le même ouvrage sous un titre différent), mais de façon un tout petit peu plus condensée pour ensuite continuer le récit jusqu'après la mort de Nyang, sa belle-mère.

Si j'ai retrouvé ce que j'avais aimé dans l'autre livre (une description de la vie d'une famille chinoise aisée sous la coupe d'une femme extrèmement difficile à une époque où la Chine est en pleins changements), je suis aussi déçue. C'est une autobiographie donc il est difficile de parler de personnages, mais la façon dont Adeline se présente me déplait. Je me doute que vivre en tant que dernière fille dans une famille traditionnelle chinoise à cette époque n'a pas dû être simple. Mais cette auto-victimisation systématique est franchement pénible. Pourquoi Adeline rentre-t'elle en Chine alors qu'elle sait pertinemment qu'elle n'y est pas aimée et qu'elle sera mal traitée ? Pourquoi, à partir du moment où elle est mariée et heureuse, aisée, ne coupe-t'elle pas les ponts ? Pourquoi accepte-t'elle, encore et toujours, de servir de carpette à tout le monde ? Comment peut-elle faire awutant confiance à son frère James alors que depuis le début il est aussi fourbe que les autres ?

Trop de questions qui restent sans réponse valable et qui m'ont gâché ma lecture. Ce qui est acceptable d'un enfant sans défense ne l'est pas d'une adulte en pleine possession de ses moyens.


 

ABC2015

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The Walsh Family, book 1: Watermelon - Marian Keyes

watermelon[Pas traduit en français]

Le 15 février est un jour spécial pour moi. C'est le jour où j'ai donné naissance à mon premier enfant, mais aussi celui où mon mari m'a quittée. J'imagine que les deux événements sont liés...

Claire a tout ce qu'elle a toujours désiré : un mari qu'elle adore, un appartement génial, un bon travail. Mais, le jour où elle accouche de son premier enfant, James lui annonce qu'il la quitte. Claire se retrouve seule avec un bébé, son coeur est brisé et elle ne supporte plus son corps.

Elle décide de rentrer chez elle, à Dublin. Là-bas, entourée de sa famille aimante bien qu'un poil excentrique, elle se remet. Tellement bien, que quand James réapparaît dans sa vie, il va avoir la surprise... de sa vie.

Editions HarperCollins (ebook) - 432 pages

Ce n'est pas ma première rencontre avec cette auteure que j'apprécie beaucoup : sa chick-lit aborde toujours des thèmes bien plus profonds et sérieux qu'il n'y paraît, ce qui la distingue de beaucoup d'auteurs de ce genre qui restent dans la superficialité.

J'ai déjà lu le tome 2 de cette série (ne sachant pas alors qu'il s'agissait d'une série) et j'avais beaucoup aimé.

Ce tome 1 en revanche est une énorme déception. Si j'y ai retrouvé des qualités d'écriture et un certain humour qui m'avaient plu lors de mes lectures précédentes, l'histoire et les personnages (que j'avais pourtant déjà rencontrés pour la plupart) m'ont paru d'une superficialité sans nom.

Claire, donc, se fait larguer pour une autre le jour de son accouchement. Ok, c'est pas joli joli. Et le gars, on a envie de le trucider d'entrée. Sauf que voilà, Claire l'aiiiiiiiiime. Son James est parfait. Son James est un roc. Son James est sérieux. Son James s'occupe d'elle à merveille. Son James l'aime, elle en est persuadée. Son James va l'appeler, va venir la chercher.

Et puis une autre spécimen mâle pointe le bout de sa queue moins de 2 mois plus tard et c'est bizarre, Claire a oublié son James.

Claire donc est chiante. Elle est monomaniaque, elle est inintéressante. Et pour couronner le tout, elle est un peu concon hein...

James est un bâtard. James est une girouette. James est l'exemple typique du gros boulet qui pense que tout lui est dû. (et il est un début d'esquisse du personnage masculin de This Charming Man qui est autrement plus intéressant et poussé et développé)

Adam est inintéressant. Adam est fade. Adam n'a pas vraiment de personnalité.

Helen est ultra chiante. Je l'avais déjà pourtant rencontrée et elle ne m'avait pas fait cet effet là. J'ai eu envie de la baffer tout du long.

Et la mère est paradoxale. Elle ne sait pas ce qu'elle veut. Elle encourage sa fille à coucher avec le premier venu mais est limite prude et veut à tout prix qu'elle recolle les morceaux avec son ex... Hum... Elle non plus ne m'avait pas fait cet effet là.

Et puis bon, j'ai quelques griefs d'ordre personnel : NON, si tu viens d'accoucher et qu'au bout de 2 mois on peut te décrire en utilisant le mot "skinny", tu n'étais certainement pas grosse ni ne ressemblait à une pastèque. et donc moche. J'aimerais bien qu'on arrête d'associer le fait d'être gros à celui d'être moche et d'être indésirable. J'aimerais bien que "gros" arrête d'être la pire chose qu'on puisse être. Et j'aimerais bien que ce terme ne soit pas utilisé à tort et à travers. Non, tu n'es pas grosse, connasse.
Ensuite, j'aimerais bien qu'on m'explique comment, alors que pendant 2 mois elle pleurait après son James, dès qu'elle voit le bout d'une quéquette nouvelle elle l'oublie de suite. Genre ton mariage est pas encore enterré. (tssss m'énervent ces gens qui enchaînent les histoires. d'amour comme si c'était normal et moi j'arrive même pas à en vivre une)...
Bref, comme vous voyez j'ai eu beaucoup de mal à compatir...

Ca ne m'empêche pas de vous conseiller Keyes, je vous dirais juste d'éviter celui-là.


26 books toread in 2015

 

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14 août 2015

Leo Demidov, tome 2 : Kolyma - Tom Rob Smith

leo demidov t2

1956. La mort du « petit père des peuples » a plongé le pays dans le chaos. Tandis que Khrouchtchev entreprend sa politique de déstalinisation, les langues se délient : le temps est venu de régler les comptes.

Ex-agent zélé du MGB, Leo Demidov, aujourd’hui repenti, est à la tête d’un département de criminologie. Avec sa femme, Raisa, il a adopté deux fillettes, mais l’aînée, Zoya, hait ce père de substitution. Et elle n’est pas la seule... Car, dans l’ombre, quelqu’un attend son heure, une femme que la colère et le sentiment d’injustice ont rendue ivre de vengeance.

Pour sauver les siens, Leo n’aura bientôt plus d’autre choix que de se jeter dans la gueule du loup : le terrifiant goulag de Kolyma...

Editions Belfond - 402 pages

Après le tome 1 que j'avais bien aimé, il fallait bien que je lise le tome 2. Pour le coup je suis déçue. J'y ai retrouvé l'écriture et l'atmosphère que j'avais aimées dans le tome 1, mais l'histoire... du grand n'importe quoi.

On se doute bien, vu le métier qu'exerçait Leo, qu'il n'avait pas que des amis. Et on se doute bien aussi que l'un d'entre eux, après avoir subi tortures physiques et morales, chercherait à se venger. Ca paraît logique. Et effectivement, c'est ce qu'il se passe.

Mais autant la première partie du roman [quand Leo part à Kolyma chercher Lazare] est compréhensible et relativement intéressante, autant la 2e [à partir du moment où Fraera tue Lazare] est trop tirée par les cheveux, et franchement, de trop.

Je me suis lassée, je n'avais qu'une hâte, que tout ça se finisse. De rebondissement en rebondissement, on finit par avoir envie de laisser tomber, et mêler un plus grand objectif politique derrière tout ça aurait pu être une bonne idée, mais ça n'a fait que gâcher le truc. J'aurais finalement préféré qu'on suive Leo dans une autre enquête, au sein de son organisation. Même Raïssa, que j'avais pourtant appréciée dans le premier tome, m'a énervée avec ses tergiversations.

J'ai cru voir que les avis sur le 3e tome (sur LA) sont loin d'être très positifs, alors je vais m'arrêter là.

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05 août 2015

L'Enfant sourira peut-être - Anna Quindlen

L'enfant sourira peut-être

Mme Blessing, quatre-vingts printemps, vit seule parmi ses souvenirs dans son immense propriété. Éternelle insatisfaite, d'un caractère volontiers grognon, elle ne tolère que la présence de Skip, son homme à tout faire, jeune délinquant repenti. Quand ce dernier trouve devant la porte un bébé abandonné, il redoute la réaction de son austère patronne. Contre toute attente, Mme Blessing se prend d'affection pour la petite, rebaptisée Faith, et semble trouver une seconde jeunesse.

Unis par ce secret, l'octogénaire et le jeune homme nouent de nouveaux liens, subtil mélange d'amitié et de respect. Mais l'arrivée de cet enfant force la digne Mme Blessing à s'interroger sur sa vie. Une vie tragique, jalonnée de secrets, de drames, de non-dits, dont elle n'a pas fini de payer le prix fort...

Editions Belfond - 338 pages

Après ma courte période 1 jour / 1 livre et surtout après le coup de coeur de iBoy, j'ai eu du mal, comme souvent, à me plonger dans ma nouvelle lecture. D'autant plus que c'était une lecture prise totalement au hasard : je ne connaissais pas l'auteur, je n'avais jamais entendu parler du bouquin, la couverture ne m'attirait pas particulièrement, et je l'ai simplement choisi parce que c'était le seul Q qui m'attirait un tant soit peu à la médiathèque (même si j'ai bien aimé mes deux livres de Michel Quint les années précédentes, j'avais envie de découvrir quelqu'un d'autre). De plus, le premier chapitre permet d'entrer tout de suite en contact avec une narration qui m'a semblée confuse, parce que mêlant plusieurs personnages et plusieurs époques à travers des réminiscences et du savoir commun (Mme Blessing faisant partie de l'histoire de la commune présentée dans ce roman) et du coup, ça ne m'a pas donné envie. Mais j'ai persévéré et j'ai bien fait, car voici mon 2e coup de coeur de 2015.

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L'écriture, donc, puisque j'ai commencé par ça. Il s'agit d'une narration à la troisième personne. Oui mais voilà, les personnages (et surtout Mme Blessing donc, ce qui n'est guère étonnant vu son grand âge et son histoire personnelle) ont la fâcheuse tendance de se laisser emporter dans leurs pensées et leurs souvenirs, ce qui fait que parfois, sans transition ni indication, nous passons du moment présent à un souvenir, puis revenons sans plus de manières. C'est assez déroutant au début, mais vu que c'est très bien mené, c'est très agréable. De plus, l'auteur sait camper une atmosphère (ça se dit, ça camper ue atmosphère ? planter une atmosphère ? établir ? enfin bref, vous me comprenez) : il y a un charme suranné, très plaisant tout au long du livre. Mme Blessing est d'une autre époque et elle l'imprime à son domaine et aux gens qui l'entourent. Et en même temps, elle se laisse petit à petit séduire par le moment présent, l'arrivée de la Vie dans sa vie tranquille, ordonnée et franchement terne.

Autour d'elle, quelques personnages : Nadine, sa domestique ; Jennifer, la fille de cette dernière ; et Skip, le petit moins-que-rien qui cherche à établir une vie posée, loin des clichés de la jeunesse de sa ville.

Mme Blessing et Skip m'ont particulièrement touchée pour des raisons bien différentes. L'histoire de la première est finalement assez tragique, de cette tragédie ordinaire qui touche tant de gens. Elle a tout perdu, à part son argent. Skip, lui, est un homme bon. Refusant la fatalité qui dit qu'il sera un bon à rien toute sa vie, il reçoit un magnifique cadeau quand il décide de s'occuper du bébé abandonné devant sa porte. J'ai aimé sa façon de se l'approprier, de s'occuper d'elle, son amour inconditionnel pour elle.

Bien que la fin puisse paraître décevante, je l'ai trouvée très juste et du coup, je la trouve belle. Douce amère, mais belle. Et tout à fait réaliste.

L'auteur nous dépeint un moment de vie, simple, dur mais beau et surtout très réel.


 

ABC2015

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02 août 2015

iBoy - Kevin Brooks

iBoy

La vie de Tom Harvey bascule du jour au lendemain, lorsqu’un iPhone lui tombe sur le crâne du haut d’un immeuble et le plonge dans le coma. En se réveillant, il découvre avec stupeur que des morceaux de l’appareil sont restés incrustés dans son cerveau et lui permettent d’intercepter des connexions Internet et téléphoniques. Ce « iPouvoir » inclut aussi un champ de force électrique, sorte d’armure « iPeau », et la capacité de délivrer des électrochocs paralysants. Lorsque Tom apprend que son amie Lucy a été agressée par plusieurs membres du gang des « Corbeaux », qui terrorise toute la Cité, il décide d’agir. Pour punir les agresseurs et combattre cette bande sans pitié, Tom va utiliser ses pouvoirs. Mais pour cela, il doit gérer les deux personnalités qui sont en lui : « Tom », le garçon sain et bienveillant et « iBoy », le super héros aux désirs de pouvoirs implacables. Tom sera-t-il capable de cohabiter avec l’ego impitoyable de l’iBoy ? Réussira-t il à trouver l’équilibre entre faire le bien et faire justice soi-même ? Ce duel moral accompagnera notre héros tout au long de ces aventures. La lente éclosion des sentiments entre Tom et Lucy dans un contexte violent et inhospitalier, l’intrusion du fantastique dans un monde ultra-contemporain, font d’iBoy un concept original et un cocktail détonnant.

Editions de la Martinière - 281 pages

Voilà un livre dont je n'attendais pas grand chose (et les premières lignes ont failli me faire penser que j'avais raison) et qu'est-ce que je me suis trompée ! En gros voici mon premier coup de coeur de 2015. Il était temps. (Même si j'ai apprécié certains livres, celui-là est le premier pour lequel je me dis wow cette année).

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Livre jeunesse donc, et je m'attendais à quelque chose d'édulcoré, de mignon et d'un peu fantastique (pas dans le sens génial mais dans le sens littéraire quoi). En fait, ça n'a rien d'édulcoré, ni de mignon. C'est même relativement violent et parfois à la limite du supportable. Et c'est tant mieux. Voilà un livre jeunesse qui ne prend pas les jeunes pour des cons.

J'ai tout aimé dans ce livre : le lieu de l'histoire (quelle bonne idée que ça se passe dans une cité en proie à une mini-guerre des gangs !), les personnages (la grand-mère en particulier me touche beaucoup), les péripéties ( [le viol] m'a beaucoup étonnée dans un livre comme celui-ci, mais je trouve ça bien d'aborder le sujet), la (les) morale(s), l'action...

Je l'ai lu d'une traite, et honnêtement, j'aurais pu lire le double de pages sans problèmes. Il ne me reste plus qu'à découvrir un autre livre de cet auteur bien surprenant.


 

ABC2015

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[FitWW] Juillet 2015

Voici l'heure du bilan tant attendu... Oui, bon. Par moi quoi. Voici donc 1 mois que j'ai repris correctement mon rythme et autant dire que j'ai quasiment l'impression d'avoir repris mon rythme de croisière pré-calcul et pré-thrombopénie et CA FAIT DU BIEN. Comme quoi quand la tête va... tout va.

Ma psy m'a donné, jusqu'au prochain rdv, un petit "devoir" : pour chaque journée, je dois avoir le même nombre de féculents,  fruits / légumes, protéines et plaisir. Honnêtement, ça m'a été très facile, et surtout, ça m'a permis de ne pas culpabiliser du tout. En parallèle de ça, j'ai repris WW (oui, je sais, j'avais dit que je ne le ferais plus. Mais j'ai besoin d'une structure, et c'est la plus facile à appliquer que je connaisse). Du coup je mixe les conseils du nutri, de la psy et de WW pour arriver à quelque chose qui me convienne.

Au niveau des statistiques, il y a eu un faux départ. Comme expliqué sur FB, j'avais une balance (relativement neuve puisqu'achetée en mars) mécanique, qui m'indiquait un poids. Horrible, mais pas si horrible que ça compte tenu des mois de dépression qui ont bien fucké mon alimentation. Donc j'étais un peu étonnée... Et puis quand je me suis réinscrite à WW, je me suis dit qu'il valait mieux que j'aie une balance plus précise (puisque la pesée se fait 1 fois par semaine - je suis en online, pas en réunion) et j'en ai donc racheté une pas mécanique (je trouve plus le mot. numérique ? je sais pas). Qui est arrivée le 17. Et sur laquelle je me suis pesée. Et qui me donnait juste 5 kilos de plus que l'autre. Ce qui détruit mon record de plus haut poids jamais pesé... (les chiffres plus tard). J'ai donc été choquée, dégoûtée, perdue... pendant à peu près 1h. Et je me suis dit : "ça donne une opportunité de plus de faire ce qu'il faut pour ne plus voir ce poids sur la balance". Mine de rien, j'ai grandi.

Et donc, mes chiffres sont faussés, mais les résultats sont quand même bons.

07-15 - bilan total 07-15 - bilan wo 07-15 - bilan pas

La première capture est celle de mon fitchart. Comme vous pouvez le voir, je me suis fixé des objectifs : 6000 pas par jour, 4 séances de sport par semaine et une perte de 2kg pour le mois (0.5kg par semaine, ce qui est une perte raisonnable et durable, comme vous le savez certainement). il n'y a qu'une semaine où je ne suis pas arrivée à 4 séances, mais j'étais à 3, mais la première semaine j'étais à 6, donc la moyenne mensuelle est respectée.
Les entraînements suivis sont sur la 2e capture. Quant à la dernière, elle montre la moyenne des pas, et je suis arrivée à 6000 pas par jour, donc tout va bien !

Au niveau nutrition, j'ai eu très peu de jours mauvais. Quand tout le jour est rouge, c'est que vraiment, je n'ai rien fait comme il faut, ou que c'est ma journée relâche. Quand il n'y a qu'un repas qui est rouge, c'est simplement que j'ai dépassé ma réserve de points, sans pour autant que l'équilibre alimentaire ne soit pas respecté. Donc là aussi, c'est plutôt bien.

Les stats :

HW: 112.6 - SW: 112.6  - CW: 110.7 - WL: 1.9 - GW1: 104.9 - UGW: 72.6
(highest weight, le poids le plus haut jamais enregistré, qui est aussi mon starting weight, le poids de départ /
current weight: poids actuel / goal weight: objectif / ultimate goal weight: objectif final)

Mesures au 1er juillet 2015 :

  • poitrine : 117cm
  • taille : 104 cm
  • cuisse (droite) : 80cm

Mesures au 1er août 2015 :

  • poitrine : 115 cm (-2)
  • taille : 101.5 cm (-2.5)
  • cuisse : 79 cm (-1)

Etant donné que mon poids de départ date du milieu de mois et non du premier (à cause donc du changement de balance) et que j'ai donc perdu 1.9kg en 15 jours, je considère mon objectif largement rempli.

Les mesures me satisfont aussi beaucoup, et ça, je le dois encore une fois à mon coach chouchou, Shaun T.

Tout cela est donc ultra positif, surtout après une telle période à vide. Il ne me reste plus qu'à continuer sur ma lancée, mais pour l'instant, je n'ai vraiment pas l'impression de faire plus d'efforts que ça. Pourvu que ça dure (tant que j'arrive à laisser mes crises derrière moi, tout ira bien).

challengefitWW

 

 

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26 juillet 2015

Envies de fraises - Jennifer Weiner

envies de fraises

Chef dans un restaurant, Becky est très amoureuse de son mari, et ravie d'être enceinte. Tout irait bien si les médecins la lâchaient un peu avec ses problèmes de poids. Et si son infernale belle-mère la lâchait tout court.
Kelly est overbookée, hyper-ordonnée et archi-ambitieuse. Elle s'investit dans sa grossesse comme dans tout, c'est-à-dire à fond. Seul point noir dans cette organisation parfaite : son mari, qui passe ses journées vautré sur le canapé... Ça fait désordre.
Ayinde est canon. Et intelligente. Et gentille, en plus. Et aussi mariée à un champion de basket dont elle attend un enfant. Bref, le genre de tille qu'on adorerait détester.
Quand ces futures mamans font connaissance lors d'un cours de yoga prénatal, elles se disent qu'elles n'ont rien en commun. Mais la maternité leur promet bien des surprises...

Editions Belfond 2005, 456 pages

Ce livre était sur ma wishlist depuis un moment et je ne sais même pas pourquoi : ce n'est un secret pour personne que je n'ai aucune envie de procréer et surtout pas de subir l'épreuve de l'accouchement. Mais comme je suis tombée dessus à la bibli par hasard, et que ça m'avait l'air d'être une lecture parfaite pour l'été, je n'ai pas hésité.

Quatre femmes, qu'a priori rien ne rapproche, et qui dans la vraie vie ne se serait jamais rencontrée. Oui mais voilà, 3 d'entre elles sont enceintes et vont au même cours de yoga : ça crée des liens.

L'histoire s'écoule sur une année et le livre se découpe en mois : chaque mois, nous avons l'histoire du point de vue de chacune des protagonistes (Lia, l'actrice ; Ayinde, la femme de basketteur ; Kelly, qui rêve d'une vie de magazine et Becky, chef de restaurant). Si j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages (Ayinde m'a vite soûlée à ne pas savoir se détacher de son bébé ; Kelly est trop attachée à son "rêve" matérialiste - même si je peux la comprendre, notamment quand je vois l'attitude de son mari ; Becky et son mari se laissent TROP faire pa rapport à sa belle-mère - que j'aurais envoyée sur les roses il y a bien longtemps), je me suis quand même intéressée à leur histoire (enfin, Kelly, Lia et Becky, parce que décidément, Ayinde ne sert pas à grand chose). La preuve, j'ai passé une bonne partie de la nuit à voir comment elles s'en sortaient.

Passées les descriptions des accouchements (mais au secours !), j'ai aimé les voir se débattre avec leur quotidien, et c'est clair qu'être maman n'est pas une partie de plaisir (et jamais de la vie je veux vivre comme ça). J'ai même eu envie de les soutenir, parce que pour la plupart, elles étaient pas aidées avec leurs maris (les mecs !). Quant à Lia, j'ai eu très mal pour elle. Sa situation est horrible et je suis pas sûre qu'on puisse vivre quelque chose de plus atroce que ça.

Mais c'est un livre très optimiste, avec une jolie histoire d'amitié, qui a de grandes chances de se prolonger sur la génération suivante.

En bref, ça m'a bien plu !


26 books toread in 2015

 

 

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Leo Demidov, tome 1 : Enfant 44 - Tom Rob Smith

leo demidov t1

Hiver 1953, Moscou. Le corps d'un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée. Agent du MGB, la police d'Etat chargée du contre-espionnage, Léo est un officier particulièrement zélé. Alors que la famille de l'enfant croit à un assassinat, lui reste fidèle à la ligne du parti : le crime n'existe pas dans le parfait État socialiste, il s'agit d'un accident. L'affaire est classée mais le doute s'installe dans l'esprit de Léo. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa, elle-même convaincue de dissidence. C'est là, dans une petite ville perdue des montagnes de l'Oural, qu'il va faire une troublante découverte : un autre enfant mort dans les mêmes conditions que l'" accident " de Moscou. Prenant tous les risques, Léo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d'eux des ennemis du peuple...

Editions Belfond, 398 pages

Le film est sorti il n'y a pas trop longtemps mais comme d'habitude, je voulais lire le livre d'abord. Bon en fait, non. J'avais dans la tête une histoire de YA un peu fantastique, et la bande-annonce ne correspondait pas à l'idée que je m'en étais faite. Donc il fallait que j'en aie le coeur net. Et comme il était à la bibliothèque, je n'ai pas hésité.

Alors je confirme tout de suite que je m'étais plantée. Je ne sais pas avec quoi j'ai confondu mais toujours est-il que ce n'est pas de la YA, et que ce n'est pas du fantastique.

On commence très vite dans le vif du sujet, et on est plongé dans l'ambiance tout de suite : l'URSS souffre, et nous aussi (mais en bien, en ce qui nous concerne). On est tout de suite pris aux tripes, et on s'intéresse instanténement à ce qu'il se passe.

Les descriptions aident à planter le décor : la peur ambiante, la suspicion, le régime de terreur instauré par Staline... Et on suit Leo, qui travaille pour ce gouvernement et qui participe à renforcer ce climat. Les gens le respectent, car ils ont peur de lui. Mais petit à petit, la moralité de Leo reprend le dessus, et ce n'est pas facile d'aller à l'encontre de la pensée officielle, d'autant plus quand une personne est déterminée à vous faire tomber.

Les personnages sont très fouillés. Leur psychologie est extrêmement bien construite, et cela donne lieu à des révélations très intéressantes, notamment en ce qui concerne Raïssa et Vassili.

C'est palpitant, il n'y a pas de longueurs, on en redemande.

Le seul petit bémol c'est que [on devine assez vite que le tueur est le frère de Leo]. Mais franchement comparé au reste, c'est un détail.

Je lirai probablement assez vite la suite des aventures de Leo et de Raïssa et j'espère qu'il y aura [une histoire de vengeance avec sa nièce, même si elle est petite pour l'instant].

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21 juillet 2015

Fushigi Yugi : La légende de Gembu - Yuu Watase

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Takiko vit à Morioka, au Japon. Elle veille sur sa mère mourante tout en allant à l'école (où elle excelle dans le Kendo, par ailleurs). Alors que sa mère s'affaiblit de plus en plus, son père refait surface.Il est écrivain et rentre de voyage.Takiko lui en veut énormément de les avoir abandonnées, d'autant que son père semble davantage préoccupé par le fameux livre qu'il écrit que par le sort de sa femme... Alors que sa mère décède, Takiko s'empare du livre pour le détruire, non sans s'en prendre violemment à son père. Mais voilà que se produit une chose surprenante : Tokiko se fait aspirer dans le livre... A l'intérieur des "Ecrits des Quatre Dieux du Ciel et de la Terre", Takiko est appelée "prêtresse de Gembu", elle est celle qui sauvera le pays lorsqu'il sera sur la voie de la destruction... Elle devra retrouver les sept étoiles de Gembu pour appeler ce Dieu. A peine arrivée, voilà qu'elle rencontre Rimudo, un mystérieux personnage moitié homme/moitié femme...

Editions Tonkam - 12 volumes de 200 pages environ

Fushigi Yugi : La légende de Gembu est donc, comme son nom l'indique, liée à la série Fushigi Yugi (je sais, c'est dingue). Il s'agit en fait d'une préquelle (je dis "une" parce qu'il se pourrait que Watase écrive l'histoire de Byakko (oui oui s'il te plaît !!!).

Pour la petite histoire, le 1er tome de Fushigi Yugi (la première série a être sortie mais en fait la dernière dans la chronologie des Ecrits des Quatre Dieux du ciel et de la Terre. Vous suivez ?) m'a été offert il y a loooooooooooooooooooooongtemps par ma BFF de l'époque (comme quoi, c'est pas tant que ça forever ces histoires...) et donc je l'avais lu et refermé en me disant : pfiou c'que c'est gnan gnan. Et je l'ai mis de côté. Quelques années plus tard, je l'ai relu et là, ce fut la révélation. Pendant longtemps, ce fut ma série préférée (enfin, à part Sailor Moon hein, mais bon, Sailor moon, c'est comme Buffy, ça a un statut à part) et aujourd'hui encore, elle est forcément dans mon trio de tête.

Alors quand FY : Gembu est sortie, je n'ai pas hésité. J'ai acheté les 6 premiers tomes (au fur et à mesure de la sortie, ce qui a pris du temps) et après je me suis lassée d'attendre et puis soyons clair : les manga, ça coûte cher. Au volume, ça va encore, mais quand vous suivez des séries avec plus de 70 tomes (that's you, Metantei Conan !!!), ben ça revient à une petite fortune. Alors j'ai arrêté de les acheter. En 2007, donc.

Et là, je regardais un film coréen qu'un collègue m'a filé (Des nouilles aux haricots noirs ou Castaway on the moon - ultra loufoque, ultra poétique, ultra j'ai adoré) et puis bon, d'accord, je sais : la Corée, c'est pas le Japon. Mais ça m'a donné envie de repartir en Asie (et en plus, de toutes façons, FY est censé se dérouler principalement en Chine, alors...) et donc, je me suis replongée dans FY : Gembu. Et comme ma médiathèque avait les derniers tomes, j'ai enfin fini la série.

Voilà. Après cette loooooooooooooooongue introduction, venons-en au fait. Alors évidemment, il y a forcément des comparaisons qui sont faites entre FY et FY : Gembu. Entre les héroïnes (Miaka pour FY, Takiko pour FY : Gembu), entre les chérichoux (Tamahomé et Uruki), entre les étoiles, entre les histoires. Ma première petite déception, c'est que je trouve que Miaka et Takiko sont bien trop semblables. A part pour le fait que Miaka est un estomac sur pattes, elles ont le même caractère, la même envie de faire le bien et de sauver les gens, la même gentillesse, le même sentiment de rejet vis à vis de leur monde. 

Ma deuxième petite déception concerne les Etoiles : celles de Miaka sont teeeeeeeeellement plus intéressantes et attachantes !!! (ou alors, j'ai un tel lien avec FY que je ne pouvais que trouver que celles de FY : Gembu moins bien. L'avantage, c'est qu'il y a une femme (je veux dire une femme biologique, parce que Nuriko est gender-fluid, tout le monde le sait. Hotohori aussi d'ailleurs...). Mais sinon, même si leurs histoires sont intéressantes, elles m'ont moins émue. De toutes façons, entre Nuriko, Hotohori, Tamahomé et... euh, en fait je les aime toutes, les étoiles de Suzaku !

Mais sinon, sinon... Quelle série ! Il y a peu de surprises, mais c'est tellement bien raconté. Et la fin est très belle, un tout petit poil amère, mais très poétique. C'est quelque chose que j'apprécie chez Watase : malgré les ressemblances (il y en a toujours dans l'oeuvre d'un même auteur), les conclusions sont toujours uniques.

Un poil en-dessous de FY, mais une très belle série néanmoins.


 

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20 juillet 2015

Les Orphelines d'Abbey Road, tomes 3 et 4 - Audren

les orphelines d'abbey road t3

Quelle est cette armée de fantômes immobiles, pétrifiés dans l'abbatiale d'Abbey Road ? Ce sont les pensionnaires et les professeurs de l'orphelinat, tous plongés dans une torpeur mortelle. A peine revenues du monde magique d'Alvénir, Joy et ses camarades doivent y retourner pour trouver l'Alchiminott, le seul contrepoison qui puisse dissiper cet envoûtement. Mais cette fois, franchir la porte secrète ne suffit pas, c'est dans le passé d'Alvénir qu'elles doivent se rendre, aux origines du mal, à cette époque où le Diable Vert, désormais maître de l'orphelinat, n'était qu'un être d'amour et de compassion. Peut-être auront-elles, pour changer le cours du temps, à risquer leurs vies. Peut-être Ginger aura-t-elle enfin la preuve qu'elle n'appartient pas tout à fait au même monde que ses camarades. Pour l'instant, la seule certitude de Joy s'appelle Alonn, ce garçon aux yeux violets auquel elle aimerait bien ne plus penser. Pourtant, lorsqu'elle rencontre Mauk, avec sa peau mate et son regard intense, son coeur se met à battre étrangement. En Alvénir, les enchantements comme les drames pourraient bien naître des histoires d'amour impossibles...

Editions L'Ecole des Loisirs - 304 pages

 

les orphelines d'abbey road t4

Tandis qu’au manoir d’Abbey Road le DiableVert prépare l’invasion de l’orphelinat par les gens de son peuple, les Mogadors, Joy est kidnappée, retenue de force dans le monde d’Alvénir. Elle seule, paraît-il, peut guérir Alonn, le garçon aux yeux violets, du mal qui le ronge. Pour Joy, ce nouveau voyage est celui des révélations et d’une compréhension nouvelle. Elle découvre peu à peu que le monde magique d’Alvénir, sous son apparente douceur, est une dictature. Et malgré la peur que lui inspirent le Diable Vert et les Mogadors, elle comprend désormais leur révolte. Mais ce voyage est aussi celui de la confusion dans le coeur de Joy. Est-elle vraiment amoureuse d’Alonn ? Est-il possible que par ses propres sentiments elle ait changé la nature de cet Almour et l’ait rendu capable d’aimer ? Et pourquoi alors est-elle toujours éprise de Mauk, le Mogador, qui l’a peut-être trahie ?

Editions L'Ecole des Loisirs - 270 pages

 

J'ai donc retrouvé très vite Joy et les autres pour encore plus d'aventures, et cette fois, en plus du monde d'Alvénir, nous allons aussi dans le passé. J'ai bien aimé cette série, mais il manque un petit quelque chose.

Dans le tome 3, nous allons dans le passé pour tenter d'en savoir plus sur le Diable Vert. Dans le tome 4, les Mogadors sont entrés dans notre monde.

Au final, tout ça est traité de façon relativement superficiel. Oui, on en apprend un peu plus sur les motivations de Volem. Oui, on apprend le secret des pouvoirs de Ginger. Oui, on apprend aussi pourquoi Alonn est si précieux aux yeux de la Grande Chouette. Mais finalement...

  • pourquoi est-ce qu'il a décapité la Reine ?
  • pourquoi est-ce que la Grande Chouette est devenue présidente ?
  • pourquoi est-ce qu'elle est aussi pénible ?
  • pourquoi est-ce que les gens d'Alvénir ont aussi peu d'esprit d'initiative et de "rebellion" ?
  • quelles sont finalement les conséquences à long terme de l'invasion des Mogadors ?
  • que se passe-t-il quand on suit Joy dans ses aventures ? Elle n'est pas forcément la plus intéressante, et suivre Ginger, June et les autres aurait pu être aussi très intéressant.
  • qu'en est-il des parents de Joy finalement ?

Et puis bon, Joy est une ado, certes, mais est-ce qu'elle a besoin d'être inconstante ? Ou alors elle fait preuve de beaucoup de maturité pour aborder le polyamour si jeune... Et j'avoue que du coup, la fin m'a beaucoup déçue : je pense que l'histoire aurait pu être beaucoup plus intéressante et percutante si la fin ne laissait pas un arrière-goût de romance YA sans saveur.

Malgré tout cela, je le répète, c'est une série que j'ai appréciée. Le monde créé par Audren est vibrant et intrigant. L'écriture est toujours aussi agréable à lire et certaines réflexions engagées (notamment sur la place de l'enfant dans la société) méritent le détour. C'est une lecture multi-niveau et je trouve cela très bien pour le public ciblé... et pour les plus grands.

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