10 juin 2015

C'est la vie 001

Je ne suis pas jolie. Je ne suis pas mince. Je ne suis pas particulièrement généreuse sans être totalement égoïste. Je ne suis ni bête, ni intelligente, juste dans la moyenne. Je ne sors pas du lot. Je suis envieuse, râleuse, colérique. Je suis grande gueule, j'ai besoin qu'on m'entende. Mais souvent, je me sens invisible. C'est bien simple, plus je prend de la place physiquement, plus je me sens invisible. Je suis parfois rigide. Je ne suis pas quelqu'un de positif, sans être foncièrement négative non plus. J'ai des idées bien arrêtées. Je n'ai pas beaucoup de volonté. Je peux être facilement agressive, même si je demande pardon facilement lorsque j'ai dépassé les bornes.

Je ne suis pas solaire. Je ne suis pas quelqu'un qui eclipse, je suis quelqu'un qu'on éclipse. Qu'on met de côté. Qu'on oublie. (Des gens avec qui j'ai bossé pendant des années, et avec qui j'avais l'impression de bien m'entendre, me croisent aujourd'hui dans la rue et ne savent pas qui je suis).

Je sais que les rares gens qui m'aiment m'aiment pour de bon. Mais je serais bien en peine de dire pourquoi. Je sais que je peux faire peur aux gens que je ne connais pas depuis longtemps, parce que je ne cache plus qui je suis. Je sais que si je demandais à qui que ce soit de me décrire, ce sont des mots négatifs qui viennent en premier à l'esprit (chieuse - jamais je ne partirais en vacances avec toi - j'ai peur de ton jugement - brute - binaire...). Et je me demande encore plus pourquoi les gens qui m'aiment m'aiment. Et je me demande parfois s'ils m'aiment vraiment. C'est dur de penser aux gens plus qu'ils ne pensent à vous.

Je ne noircis pas le tableau. Je ne suis pas pessimiste. Je pense, en toute sincérité, être lucide dans la description que je fais de moi-même. Et parfois, je me demande vraiment qui pourrait m'aimer d'amour, alors que je suis cette personne presque méprisable. Et si un jour (entendez-vous le rire ironique qui sort de ma gorge ?) quelqu'un me montrait de l'intérêt, si un jour quelqu'un m'invitait pour un rendez-vous, je serais persuadée qu'il s'agit d'une blague. D'un pari. D'une plaisanterie cruelle. Qu'en fait, ils veulent me parler de quelqu'un d'autre. Ou que je fasse du babysitting. Ou une traduction pour leur taf.

Comment quelqu'un pourrait s'attacher sentimentalement à une personne sans éclat, pétrie de défauts ?

 

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25 mai 2015

A Short History of Tractors in Ukrainian - Monica Lewycka

a short history of tractors in ukrainian

Quand leur père Nikolaï, veuf depuis peu, leur annonce qu'il compte se remarier avec Valentina, Vera et Nadezhda comprennent qu'il va leur falloir oublier leurs vieilles rivalités pour voler à son secours. Car Valentina a 50 ans de moins que lui, des ogives nucléaires en guise de poitrine, et un certain penchant pour les plats surgelés. Mais surtout, elle est prête à tout pour assouvir sa quête du luxe à l'occidentale.
Tandis que le vieil homme poursuit son grand oeuvre - l'"histoire du tracteur" -, une bataille épique commence...

Editions Penguin Books - 325 pages

Avec deux de mes collègues, nous avons mis en place un système d'échanges de livres bimestriel : chacun d'entre nous fait lire à l'autre un livre qu'il aime particulièrement, et on est obligé de jouer le jeu. A collègue01, j'ai prêté le premier tome d'Angélique et il a cru que c'était une blague. Mais finalement, il a beaucoup aimé. A collègue02, j'ai prêté Battle Royale. Jusque là, ça lui plait beaucoup.

Collègue01 m'a prêté La Proie pour Londres (que je dois encore chroniquer, même si je ne sais pas trop quoi dire à part : beurk) et collègue02 m'a donc prêté A Short History of Tractors in Ukrainian.

Je voulais une histoire un peu drôle, et effectivement, les différents commentaires des différents journaux étaient plutôt encourageants. Et puis collègue02 (rah, j'aime pas l'appeler comme ça, mais en attendant de lui trouver un petit nom qui correspond mieux^^) m'a assuré que c'était très drôle et bon en général on rigole sur les mêmes choses donc...

Sauf que.

Je n'ai pas ri une seule seconde. Je n'ai même pas souri une seule seconde. Pas que ce roman soit mauvais (ni qu'il soit excellent attention hein), mais le vendre comme hilarant (d'après le Daily Telegraph) alors qu'il n'y a aucun élément comique à mes yeux, c'est dommage.

En fait, ce qui était censé (je suppose) me faire rire m'a plutôt mise mal à l'aise. J'ai eu pitié pour Nikolai (parfois), j'ai trouvé les soeurs ultra irritables, je ne comprends pas qu'aucun d'eux (les soeurs ou le mari) n'aient pas pensé à changer les serrures de la maison, et Valentina est juste complètement méprisable.

Où aurais-je dû rire ? à l'énonciation de l'abus domestique dont est victime le petit vieux ? A la description peu flatteuse et franchement anti-féministe de Valentina ? A la lecture de sa longue liste d'amants transis ? Au récit du passé pas franchement joyeux de la famille ?

Nope.

Je ne dis pas, c'est bien écrit, ça se lit très bien, mais finalement, ce n'est pas très intéressant.

Une lecture que j'aurai vite oubliée.


 

ABC2015

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22 mai 2015

Ring, l'intégrale - Koji Suzuki

ring

"Ceux qui regardent ces images sont condamnés à mourir dans une semaine..."
Kazayuki Asakawa sait que ces mots qui défilent à l'écran sont vrais. Il sait que les quatre adolescents qui ont regardé cette vidéo avant lui sont morts, même si cela paraît impossible...
Aussi impossible que ce bout de papier que Mitsuo Ando trouve dans le corps de son ami Ryuji, en pratiquant son autopsie. Un papier portant un message énigmatique : "Ring".
Aussi impossible que cette nouvelle forme contagieuse de cancer qui ne frappe que des informaticiens de haut niveau...

Editions Pocket - 1042p.

Le film d'Hideo Nakata fait partie de mon Top 3 de films préférés. C'est exactement le type de films d'horreur que j'aime : pas de sang, tout est psychologique, et c'est absolument terrifiant. La première fois que je l'ai vu, il était 8h du matin, il faisait jour, et pourtant, j'ai eu peur de ma télé pendant une bonne semaine (chez mes parents, il n'y a pas de toilettes à l'étage, et je suis malheureusement sujette aux pipis nocturnes. Le truc, c'est que quand on descend, on a une vue directe sur la télé... Vous pouvez imaginer à quel point j'étais morte de trouille. La descente allait encore, parce que je ne quittais pas l'écran des yeux. La remontée, en revance, la télé dans le dos... J'ai appris à remonter les escaliers très très vite cette semaine-là...).

Je voulais lire le livre depuis un moment déjà, et je l'ai finalement acheté l'été dernier, et entamé vendredi dernier. (1 semaine pour lire 1000 pages, alors que ces derniers mois, je mettais 3 semaines pour en lire 300, je suis contente de voir que je reprends un rythme correct !)

Sur la 4e de couverture, il est indiqué que ce livre (ces 3 livres en fait) entrent dans la catégorie thriller. J'étais déçue, car je voulais frissonner comme je peux le faire à chaque fois que je regarde le film. Si effectivement les 2 premiers entrent dans cette catégorie, je ne dirais pas la même chose pour le 3e.

RING

Les différences avec le film sont nombreuses, mais je ne souhaite pas faire une étude comparée. Nous voici donc dans un thriller somme toute classique, avec une course contre la montre assez efficace ; Asakawa, journaliste, a le flair pour repérer les scoops. Alors quand le hasard le met sur la route de morts mystérieuses (dont celle de sa nièce par alliance), il n'hésite pas. Malheureusement, ce faisant, il met sa vie en danger, et a une semaine pour se sauver.

Le suspense fonctionne bien, l'enquête est intéressante. Mais le défaut principal réside dans les personnages : entre Asakawa qui traite sa femme comme un objet (on se croirait revenu dans les années 50... bonjour le mythe de la femme au foyer esclave de son mari) et Takayama qui prétend violer des femmes parce qu'il s'ennuie, on est gâté. Du coup, si l'enquête est intéressante, on finit quand même par se demander pourquoi ces personnages devraient être épargnés.

C'est bien un thriller, et non de l'épouvante (hélas) et ça nuit un peu au livre. Et toutes les parties un poil scientifiques sont vite indigestes, mais heureusement, dans ce livre, elles sont assez rares.

DOUBLE HELICE

On reprend quasiment l'histoire là où elle s'est arrêtée, mais avec d'autres personnages, pour le coup un peu plus humains. J'ai là aussi trouvé l'enquête intéressante, mais les détails scientifiques indigestes étaient bien trop nombreux cette fois, ce qui fait que j'ai sauté pas mal de passages, de peur de mourir d'ennui.

Néanmoins, l'atmosphère est assez pesante et le livre remplit bien son office.

LA BOUCLE

C'est assez déroutant, après plus de 600 pages passées autour du virus Ring, de ne plus en entendre parler pendant un moment, de ne plus lire ne serait-ce qu'une mention des personnages que l'on a suivis pendant ce temps et de devoir découvrir une "autre" histoire. Le lien revient, mais finalement assez tard, et d'une façon qui me fait dire que ce livre-là, je l'aurais plutôt rangé dans la catégorie SF que véritablement en thriller. Je ne peux pas en dire plus sans spoiler, mais c'est mon opinion.

Et pour le coup, les détails scientifiques indigestes composent la majeure partie du livre, et j'ai donc trouvé cette troisième partie d'intégrale difficile à lire et sans intérêt. Pour la fin, je dirais "bien joué", mais ça vient beaucoup trop tard et presque comme un cheveu sur la soupe. Dommage.

En attendant, je vais me refaire le film, moi !


ABC2015

 

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13 mai 2015

Nous, les chats - Claude Habib

nous les chats

Ce livre est l'autobiographie d'un chat. C'est aussi un passeport pour entrer dans l'âme féline, au risque de perdre quelques illusions. Il ne faut pas croire que tous les chats nous aiment. Ce n'est pas le cas.
L'animal qui parle est furieux. Persuadé qu'il va mourir, il est fâché contre le monde. C'est un effet de sa nature : le propre de l'espèce est la félicité, felix felis. Le malheur d'un chat est une injustice, et le malheur crie vengeance.
Sa vie repasse en accéléré. Il a connu des hauts et des bas. Il se reporte à sa jeunesse, au bonheur de sentir, à la vie dans les bois. Et toujours la rancune se mêle au souvenir des joies, la rage à la réflexion.
L'obsession de ce chat, c'est l'homme : souvent son ennemi, parfois sa dupe, jamais son maître. A cet usurpateur, il pose des questions de fond :
Qui doit dominer, de l'homme ou du chat ?
Au nom de quoi subir les lois des hommes ?
Qui est le domestique de qui ?

On dit du chien qu'il est le meilleur ami de l'homme. Le héros de Claude Habib lui abandonne ce privilège : sans façon.

Editions de Fallois, 124p

C'est mon père qui m'a offert ce livre : on parlait des chats (et particulièrement de la mienne qui est un amouuuuuuuuuuuur, que j'adore et qui me le rend bien) et mon père, qui roule beaucoup et écoute toujours la radio, m'a parlé de ce livre où l'auteur (c'est une femme mais je n'arrive pas à écrire auteure) expliquait que non, les chats ne sont pas affectueux et qu'ils n'en ont rien à faire de leur "maître".

Il se trouve qu'il pensait que c'était un essai et qu'en fait il s'agit d'un court roman, d'une autobiographie d'un chat qui n'a jamais été domestiqué. Un de ces chats errants qu'on arrive pas à approcher, vous voyez ?

Eh bien j'ai beaucoup aimé ce petit roman. Je l'ai trouvé très joliment écrit, très poétique et en même temps très terre à terre. Le chat-narrateur est fier, un peu cabotin, et somme toute adorable.

Je n'ai pas forcément aimé tous les passages (ceux sur la sexualité du chat m'ont un peu dérangée, pas parce qu'il s'agit de sexualité, évidemment, mais parce qu'en tant que maman-chat, ça me paraît violent pour mes bestioles préférées) mais l'ensemble m'a beaucoup plu.

Mais je persiste et signe : mon meilleur ami, c'est pas le chien, c'est le chat !


 

ABC2015

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Partials, tome 1 - Dan Wells

partials t1

Un virus. La guerre contre les Partials – ces êtres mi-humains, mi-robots – a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux – le RM – les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d’une journée si ce n’est quelques minutes. La race humaine s’éteint inexorablement et aucun médecin n’a de remède. Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l’ennemi juré lui-même ? Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l’étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l’humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent…

Editions France Loisirs - 522p.

A chaque fois, je me fais avoir : je vais dans le rayon YA, je lis les 4e de couv, je suis séduite par le postulat de base et... patatras. Là, c'est moins pire que pour d'autres livres du même genre, mais quand même, il y a une mini déception.

La première grosse différence, c'est que pour une fois, ce n'est pas une narration à la 1e personne. Et ça, ça repose. Et puis, même si c'est une fille, que c'est une ado, elle n'est pas centrée autour de son physique, de son charme (ou absence de charme) comme tant d'autres. Et ça aussi, ça fait du bien. Merci à l'auteur de ne pas décrire un cliché. Malgré tout, l'héroïne (et les autres personnages), manquent de profondeur, de caractère. En gros, il y a 3 personnages dans ce bouquin : les personnages féminins gentils, les personnages masculins gentils, et les méchants. Que des stéréotypes, aucun n'est véritablement différenciable des autres. Alors forcément, ça lasse vite.

Et puis, j'ai identifié ce qui ne me plaît pas : la plupart du temps, je suis plus intéressée par les causes de la situation, par la situation en elle-même que par la résolution. J'aime les univers dystopiques, et justement, j'aimerais lire des histoires de gens qui y vivent, pas forcément des gens qui essayent de le combattre. C'est ce qui m'a plu dans The Giver, c'est que finalement, il n'y a pas de changement de la société. Petit à petit on en découvre un peu plus, sur ce qui est différent entre leur société et la nôtre, sur le fonctionnement, on a le temps de s'y attacher (même si attacher n'est pas le mot), on a le temps de s'imprégner de l'atmosphère, de ce que c'est d'y vivre. Comme dans Meto, ou Nox. Alors que dans les livres comme Divergent, The Hunger Games ou Le Dernier jardin, on est catapulté dans cet univers, et on a pas le temps d'en saisir les clés, l'essence, que déjà il faut le détruire, le renverser (et ce, toujours par des scènes de combat interminables... et comme j'ai horreur des scènes de combat, bataille.... ben ça me soûle);

Et donc pour revenir à Partials, ce défaut est malheureusement présent. Et j'ai envie de dire : fuck that. Dès le début, il y a lutte. Dès le début, il y a conflit. Et bon, j'en ai marre.

Alors oui, ça se lit bien, c'est assez bien écrit, mais ça ne captive pas. J'ai laissé passer un certain temps entre chaque session de lecture et ça ne m'a pas manqué, au contraire : je n'avais pas forcément envie de le reprendre.

Si vous aimez ce genre, je pense qu'il est très bien. Mais ce n'est pas pour moi.


 

ABC2015

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07 avril 2015

Bridget Jones, book 3: Mad About the Boy - Helen Fielding

bridget jones t3Attention, la 4e de couv contient des spoilers !

Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l'homme idéal : Bridget is back ! Elle n'est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d'amis qu'elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique. Le grand Mark Darcy - avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans - est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d'un trentenaire sexy (et quelque peu immature).
Mais pour combien de temps ? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles.

Editions Vintage Digital - ebook - 347 p.

Lors d'une sortie en librairie cet été, je suis tombée sur ce livre. Je ne savais pas du tout qu'il y avait un tome 3 des aventures de Bridget Jones et j'ai été surprise et intriguée. Je n'ai jamais fait partie des fans hardcore de la série, mais j'aime bien quand même : c'est rigolo et souvent assez réaliste. En revanche, quand j'ai lu la 4e de couv, j'ai eu très peur. Déjà, j'ai détesté être spoilée de cette façon [Comment ? Bridget ? Veuve ?] et puis du coup, ça ne donne pas le ton pour de la comédie.

Mais on retrouve assez vite ce qu'on aime dans la série et en même temps, ça devient presque un problème : Bridget, à 51 ans, est toujours aussi gamine et paumée qu'à 30. Ce n'est pas du tout rassurant. Attachant, prétexte à de jolis petits gags, certes, mais ça fait un peur : ne grandit-on finalement jamais ?

Ensuite, ça reste assez prévisible : on sent le love interest à 10km à la ronde, les "péripéties" aussi (Félicie, aussi !) (oui, bon) (on fait ce qu'on peut avec les références qu'on a).

Et puis bon, mais ça c'est très personnel, son obsession sur son poids, alors que franchement, y'a pas de quoi, ça m'a soûlée plus d'une fois. Non, à 60kg, tu n'es pas obèse. Ta gueule. euh pardon. TA GUEULE. (Voilà c'était le coup de gueule perso du jour).

Au final, c'est une lecture sympa, dans la veine des 2 premiers, mais avec la petite étincelle en mois, je dirais.


 

ABC2015

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05 avril 2015

Dimanche sur les écrans #1

Séries :

 How to get away with murderHow to get away with murder

Une nuit d'hiver, alors que la fête bat son plein sur le campus de la prestigieuse université de Philadelphie, à quelques kilomètres de là, dans les bois, quatre brillants étudiants en droit terrorisés s'apprêtent à brûler un cadavre. Leur vie en sera à jamais bouleversée... Trois mois plus tôt, Michaela, Wes, Laurel, Connor et une soixantaine de leurs camarades faisaient la rencontre de leur charismatique et intransigeante professeure spécialisée en criminologie : Annalise Keating. Une poignée d'entre eux seulement aura la chance d'intégrer sa firme. Mais pour travailler à ses côtés, il faut être prêt à tout. Absolument tout... (source : Allociné)

Alors ça, c'est la découverte de cette période ! J'ai dévoré la saison 1 en 2 jours ! J'ai tout aimé, même les personnages bien chiants (genre Wes et Rebecca, que je sentais pas depuis le début - ni l'un ni l'autre - et même la peste de Michaela !). Ma chouchoute est bien évidemment Annalise, mais j'ai aussi un gros faible pour Bonnie, malgré le fait que son interprète sera toujours pour moi l'insuportable Paris de Gilmore Girls.

bad judgeBad Judge

Juge respectée à la Cour pénale, Rebecca Wright mène le soir et le week-end une vie de débauche, de post-adolescente pas du tout farouche, alors qu'elle a passé la quarantaine. Tous les hommes sont fous d'elle, mais sa peur panique de l'engagement l'empêche de faire autre chose que de jouer avec eux... avant de les jeter ! Elle aimerait bien se comporter enfin comme une adulte. Mais pas aujourd'hui, ni demain. En attendant, elle a un métier à exercer, malgré la gueule de bois et les coups de fil et SMS incessants de ses prétendants... (source : Allociné)

Je ne sais pas comment je suis arrivée sur cette série, mais au final je ne regrette pas. Elle n'a duré que 13 petits épisodes, mais c'est bien dommage parce que pour le coup, c'est une sitcom que j'aurais pu regarder au moins une saison de plus. Déjà, j'adore Kate Walsh. Et puis, j'adore Miguel Sandoval. Et puis, Ryan Hansen, il est pas dégueu à regarder et franchement, autant son perso dans Veronica Mars m'empêchait de m'intéresser à lui, autant là, y'avait du yum effect. Et puis c'était rigolo quoi : la juge complètement déjantée, qui s'habille de façon elle aussi déjantée, ses collègues... Elle n'aurait pas duré longtemps de toutes façons parce qu'avec un pitch comme ça on ne va pas loin, mais honnêtement, j'ai trouvé ça sympa.

 DDDDrop dead diva saisons 3 à 6

Après des années de pause (en fait je pensais ne jamais la reprendre), j'ai finalement repris et fini Drop Dead Diva (à cause d'un teaser sur Teva). Bon. J'y ai retrouvé ce qui m'agaçait : les manières de Jane (AU SECOURS ! l'actrice n'a pas besoin de surjouer autant !), les je t'aime moi non plus / je lui dis je lui dis plus entre Jane et Grayson ; mais j'ai aussi retrouvé ce que j'aimais bien : Stacy, et euh... Stacy principalement.

Alors autant j'ai bien aimé le déroulement de l'histoire (la vraie Jane qui revient, Stacy et Owen), autant la fin m'a extrêmement déçue. Le nouvel acteur choisi pour incarner Grayson est horrible, et ça ne colle pas du tout. Beurk.

 

Broadchurch

Broadchurch saison 2

Ou comment accrocher son public dès la première seconde. Cette série, elle est magistrale. On est happé dans l'action tout de suite, on est dans l'atmosphère, avec le stress du procès et c'est comme si on avait vu le dernier épisode de la saison 1 la semaine précédente. Les nouveaux acteurs sont top (Eve Myles !!!) et on a deux conclusions pour le prix d'une. Sans compter la toujours sublime photographie, à couper le souffle par moments.

 

 

 

hart of dixie

Finale de Hart of Dixie

Alors là, c'est une série que je vais regretter. Elle cassait pas 3 pattes à un canard, mais elle faisait du bien. Ce finale, il me plaît et me déplaît en même temps. Le reproche principal que je ferai aux scénaristes, c'est d'avoir casé AB avec George. D'accord, j'adore Lemon et Lavon. Je suis contente qu'ils finissent ensemble (même si ça semble un peu tiré par les cheveux). Mais j'aimais aussi énormément AB et Lavon. Et je pense même qu'ils auraient fait un meilleur couple. Et ce qui me déplait fortement dans le couple AB / George, c'est qu'on ne savait pas quoi faire d'AB, alors pour ne pas que ça dépareille, on l'a casée avec le seul autre célibataire du show (le lourdaud qui sert à rien, qui plus est). Ils n'étaient pas obligés. Quitte à faire finir ensemble Lemon et Lavon, pourquoi ne pas donner à AB une belle réussite à son école d'infirmière et éventuellement lui faire rencontrer qq1 de nouveau ? Pourquoi d'ailleurs faut-il qu'elle finisse avec qq1 pour que ce soit une fin heureuse ? Bon et puis les mariages à la chaîne... Et le numéro musical... C'est un peu du fan service tout ça. Donc bon, Bluebell me manquera, ça c'est sûr, mais je suis un peu déçue du finale.

secrets and lies

Secrets and lies

Au petit matin, Ben Garner, un père de famille ordinaire en train de faire son footing dans la forêt, tombe sur le corps mort d'un petit garçon qui n'est autre que le fils de sa voisine. La police le suspecte immédiatemment d'être le meurtrier, d'autant qu'une preuve l'accable, tandis que les médias s'en mêlent, le rendant coupable aux yeux des habitants de son quartier. Il n'a alors pas d'autre choix que d'enquêter lui-même afin de retrouver le vrai tueur et de prouver ainsi son innocence... (source : Allociné)

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah KaDee Strickland ! J'aime cette actrice ! Et bon, Ryan Philippe est pas mal non plus dans son genre :) Je regarde, sans trouver ça exceptionnel. La Juliette Lewis m'énerve au plus haut point (et ce, depuis que je suis ado et que je suivais les actualités people et que je voyais qu'elle se tapait tous les beaux mecs de l'époque. Je vous jure, cette nana, elle est sortie avec tout le beau monde d'hollywood !) et son personnage n'aide pas. Envie d'avoir le fin mot de l'histoire, mais honnêtement, je ne serais pas déçue si elle devait s'arrêter.

 the fallThe Fall saison 2

J'avais adoré la saison 1, mais la saison 2 m'a ennuyée au possible ! Pour chaque épisode, j'ai été obligée de le regarder en plusieurs fois ! J'aime toujours autant Gillian Anderson, mais purée que le Jaime Dornan est fade ! Et monoexpressif ! Et pas intéressant ! Et qu'est-ce qu'on s'est fait chier quoi ! Aucun intérêt ! (enfin si, pour le charme de Colin Morgan, dont je ferais bien mon 4 heures !)

 

 

 hinsightHindsight

A quarante ans, Becca s'apprête à se marier une seconde fois. Mais l'absence de son amie Lolly l'attriste beaucoup. Elle se réveille le lendemain le jour de son mariage avec Sean... en 1995. Becca profite de cette opportunité pour faire les choses différemment et tenter de réparer les erreurs du passé. (source : Allociné)

C'est sur la page FB du Challenge séries 2015 que j'ai entendu parler de cette série. J'adore les histoires de voyages dans le temps, donc il fallait que je teste. Au final, j'ai trouvé sympa, mais sans plus. Il y a de bons côtés, mais Becca est parfois trop égocentrique, Lolly est parfois trop gamine, et je crois que j'aurais préféré plus d'interactions passé / présent. J'ai des espoirs pour la saison 2, on verra ce que ça donne.

Films :

 into the woodsInto the woods

Une comédie musicale ayant pour personnages le petit Chaperon rouge, Cendrillon et ses méchantes belles-sœurs, Raiponce, Jack et le haricot magique, le grand méchant loup et... un boulanger et sa femme qui essayent d'avoir un enfant. (Source : Allociné)

Je remets ce que j'ai écrit à Samarian en commentaire de son article sur le sujet : "le format Broadway adapté au ciné, ça fonctionne pas toujours quoi. Je ne suis pas fan des chansons, et autant j'ai aimé la 1e partie (même si gros WTF par moments - cad la chanson des princes, mais aussi à d'autres moments), autant la 2e m'a paru inutile. L'histoire du géant est chiante, Cendrillon qui se rend compte [que le Prince est un coureur de jupons invétéré et que finalement elle serait mieux avec le petit boulanger alors que sa femme est pas encore refroidie, et puis tiens adoptons Jack, après tout... Euh, ben, non.]
Toujours charmée par Meryl, James, Anna, Christine, mais voilà, sans plus."

 CendrillonCendrillon

Comment le Prince charmant se retrouve à la merci d'un mariage arrangé… Jusqu’à ce qu’il rencontre Cendrillon... (Source : Allociné)

Il est nul ce résumé, on a l'impression que le film est centré autour du Prince alors que non. Déjà, j'ai pas de chance : ils ont choisi 2 actrices de Downton qui sont les 2 que j'aime le moins (voire même que je déteste pour l'interprète de Javotte / Daisy. Quand je l'ai reconnue, j'ai fait BEURK !). Et le prince, ben bof quoi, aucun des Stark ne me fait effet (à part papa Stark, mais bon...). Mais ce sont les seules "erreurs" de casting (erreurs entre guillemets parce qu'ils jouent bien leur rôle, c'est juste que je n'aurais pas choisi ces acteurs). Sinon, Cate Blanchett : parfaite. Helena Bonham Carter : parfaite (quel dommage qu'elle soit si rare dans le film), Derek Jacobi : parfait, Stellan Skarsgard : parfait. C'est visuellement magnifique (mise à part la couleur de la robe, que je trouve atroce), mais voilà, c'est nunuche. Ce qui serait passé comme une lettre à la poste en DA devient gnangnan en film. Ca reste un joli conte, mais j'aurais presque préféré un petit grain de folie, une réécriture (comme pour Maléfique).

 qu'est-ce qu'on a fait au bon dieuQu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ?

Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale, sont des parents plutôt "vieille France". Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d'ouverture d'esprit. Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois. Leurs espoirs de voir enfin l'une d'elles se marier à l'église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique... (Source : Allociné)

J'ai ri, un peu. Mais je m'attendais à plus drôle, plus décapant, moins consensuel. De bonnes blagues, mais trop peu.

 

blendedBlended

Après un rencart désastreux, Lauren et Jim son tombés d'accord sur une seule chose: ils ne veulent plus jamais se revoir. Mais voilà, le hasard s'en mêle, ils se retrouvent en famille avec leurs enfants. Tous coincés et obligés de partager une suite dans un hôtel de luxe pour un safari en Afrique durant une semaine. (Source : Allociné)

Autant j'adore Drew Barrymore, j'adore les comédies romantiques, alors les comédies romantiques avec Drew Barrymore, c'est JACKPOT, autant celle-ci... mouais bof. Sympa, sans plus. D'ailleurs, j'ai déjà oublié les détails. (et puis franchement, c'est limite raciste...)

 

si je resteSi je reste

En un seul moment, tout peut changer. Mia, 17 ans, n'a aucun souvenir de l'accident : elle arrive uniquement à se rappeler avoir roulé le long de la route enneigée de l'Oregon avec sa famille. Puis, en un clin d'oeil, elle se retrouve observant son propre corps dévasté ... L'adolescente sera tiraillée entre l'envie de rejoindre ses parents dans l'au-delà et celle de se réveiller et de retrouver son petit ami et ses proches... (Source : Allociné)

Je dois commencer à être trop vieille parce que ça ne m'a fait ni chaud ni froid. A vrai dire, je me suis ennuyée pendant tout le film. J'ai bien fait de ne pas lire le livre, il m'aurait vite soûlée je pense. J'aime beaucoup l'actrice, elle a une belle fraîcheur, mais ça s'arrête là.

 playing it coolPlaying it cool

Un jeune homme qui ne croit plus à l'amour fait la rencontre d'une femme lors d'un dîner de charité. Il va tenter de la séduire. (Source : Allociné)

Mais qu'est-ce que c'était pourri ! Mais pourri ! Un casting à la mode, pour un film qui ne sert à rien. Aucun des acteurs n'est convaincant dans son rôle et puis nan quoi, c'est nul. Next !

 

 

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Un soldat fait un voyage dans le temps hors du commun. Il se retrouve passager d'un train inconnu à devoir revivre sans cesse, comme une journée sans fin, un attentat visant ce convoi. Il décide de mener l'enquête pour découvrir le ou les responsables. Cela lui permettra-t-il de s'échapper de ce cercle vicieux dans le temps ? (Source : Allociné)

Je l'avais raté au ciné, et je regrette presque parce que c'est vraiment un film que j'aurais bien aimé voir sur grand écran. Je ne suis pas fan de Gyllenhal à la base, mais j'ai un peu changé d'avis avec ce film. Il y a bien sûr de grosses incohérences, mais je l'ai trouvé très efficace, il tient très bien en haleine (même si on se doute assez vite de l'identité du coupable), et franchement, il vaut le détour.

 

Prochain Dimanche sur les écrans : le 3 mai

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03 avril 2015

Il - Derek Van Arman

Il

"La plupart des tueurs en série n’ont rien à voir avec les mythes qu’ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d’un asile. Ce sont vos propres voisins. Comme Bundy, Statler, Gacey, Williams, Merrin et des centaines d’autres sur cette liste, ce sont des individus que vous croisez aux réunions de parents d’élèves ou aux matchs de base-ball de Little League, ils prennent le bus avec vous, leurs enfants jouent avec les vôtres, et ils récitent peut-être même le Notre Père avec vous, lors de vos réunions de famille."
Ainsi parle Jack Scott, directeur de l’agence fédérale en charge des crimes violents et spécialiste des serial killers. Lorsqu’une mère et ses deux filles sont sauvagement assassinées dans une mise en scène macabre, c’est le début d’une chasse à l’homme impitoyable. Jack, qui pensait avoir tout enduré, devra affronter son passé pour mettre la main sur un tueur atypique, aussi pervers que machiavélique.

Editions Pocket - 960p.

C'est Atra qui m'a prêté ce livre. Les thrillers et polars ne sont pas mes genres préférés, mais il m'arrive d'en lire quand je suis "in the mood". Mais là, clairement, c'est un coup pour rien.

Alors en vrac : j'ai été perdue dès le départ par l'écriture, que j'ai trouvée ultra confuse, pas claire. J'ai dû relire plusieurs passages plusieurs fois, sans comprendre. Les explications viennent en fait après, mais ce n'est vraiment pas évident. J'ai aussi été déroutée par l'époque du récit : je m'attendais à un récit au 21e siècle, et en fait ça se passe dans les années 80. Ca ne change pas grand-chose, mais ça m'a perturbée quand je m'en suis rendue compte. Les personnages principaux sont difficilement différenciables, et manquent de profondeur. Trop d'histoires sont lancées en même temps et franchement, on se demande vraiment l'utilité de l'intrigue des deux dégueulasses. Enfin, une piste est lancée [comme quoi le tueur serait un flic] et au final elle n'est même pas utilisée.

J'ai peiné à finir ce livre, et finalement, j'aurais préféré lire un autre thriller.

Edit: AUSSI ! la partie historique était intéressante mais du coup mal exploitée (ça aurait pu faire un excellent bouquin s'il s'était contenté de cette partie-là) et honnêtement, pas une seule fois je n'ai frissonné. Pas une seule fois je n'ai eu peur en imaginant que ça pourrait arriver. C'est dégueulasse (surtout les 2 du van), mais ils ne m'ont fait ni chaud ni froid. Et pour un thriller, c'est quand même dommage...


 

ABC2015

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20 mars 2015

Rétablissement du service normal

Les derniers billets perso ont déménagé. Désormais, ici, on ne parlera plus que de livres, séries, films...

Bonne reprise du service normal !

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04 février 2015

La Voleuse de livres - Markus Zusak

la voleuse de livres

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

Editions A vue d'oeil - 805 pages

A force de faire l'ABC, on finit par être à court de livres pour certaines lettres. Heureusement, pour le Z, j'avais ce livre sur ma Wish, et quand je vois le nombres d'excellentes notes et commentaires qu'il a reçu sur LA, je comprends que je l'aie choisi.

Ceci dit, je devrais savoir, à force, que quand pratiquement tout le monde adore un livre, c'est finalement assez rarement mon cas.

Comme je suis très très pauvre ces temps-ci (je viens d'acheter un appartement !!! oui, enfin bon j'ai pas encore signé chez le notaire mais le prêt a été accordé et les papiers remplis, j'attends juste ma date de signature), acheter même un livre devient compliqué. Heureusement que ma bibliothèque adorée est à seulement 5min à pieds de chez moi. Mais du coup, je n'ai pas eu le choix sur l'édition, et la seule qui restait en rayon c'était celle-ci, en grands caractères. Ce qui explique le nombre de pages et le fait qu'elle soit en deux tomes. Du coup, je vais parler en tomes pour expliquer mon point de vue sur ce livre.

J'ai bien failli abandonner. Dès le début, j'ai trouvé la narration poussive : je ne vois pas l'intérêt de faire de la Mort la narratrice, et l'exécution, avec toutes ces incises bizarres, laisse à désirer. Pourtant, l'histoire est intéressante.

Je lis très peu de livres sur les guerres, et en particulier la 2GM, parce que l'époque ne m'attire pas plus que ça. Et pourtant, récemment, j'ai l'impression de n'avoir lu que ça. Le parti pris de parler d'une famille allemande est une très bonne idée, et pour une fois, voir la guerre du côté des Allemands, ça pique l'intérêt. Les personnages sont touchants (surtout Hans), et rendent l'histoire très vivante. Mais la narration a failli tout gâcher pour moi.

En fait c'est bien simple : j'aurais pu me passer de la moitié du bouquin (un tome de cette édition). L'exposition dure bien trop longtemps et je me suis lassée d'autant plus vite que lorsqu'il ne se passe rien et que c'est "mal écrit", ben on se fait chier s'ennuie.

Et puis les choses s'accélèrent. Max arrive et repart, Liesel grandit, la guerre devient palpable, et la tragédie arrive.

Souvent, je suis déçue quand un livre est très bon et que la fin gâche tout. Ce livre-ci a de la chance : car la 1e moitié est inutile, mais la seconde rattrape presque le tout. Je préfère quand c'est dans ce sens-là (quand j'arrive à passer outre l'ennui).

Quelle fin ! J'étais en larmes sur les 100 dernières pages. Je ne voulais plus lâcher mon livre (j'ai même failli arriver en retard au boulot) alors que j'avais du mal à me forcer à lire le 1er tome.

Malgré ses très évidents défauts, je pense que c'est un livre à lire.


 

ABC2015

ABC 2015 - 2/26 : Z

 

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