22 mai 2015

Ring, l'intégrale - Koji Suzuki

ring

"Ceux qui regardent ces images sont condamnés à mourir dans une semaine..."
Kazayuki Asakawa sait que ces mots qui défilent à l'écran sont vrais. Il sait que les quatre adolescents qui ont regardé cette vidéo avant lui sont morts, même si cela paraît impossible...
Aussi impossible que ce bout de papier que Mitsuo Ando trouve dans le corps de son ami Ryuji, en pratiquant son autopsie. Un papier portant un message énigmatique : "Ring".
Aussi impossible que cette nouvelle forme contagieuse de cancer qui ne frappe que des informaticiens de haut niveau...

Editions Pocket - 1042p.

Le film d'Hideo Nakata fait partie de mon Top 3 de films préférés. C'est exactement le type de films d'horreur que j'aime : pas de sang, tout est psychologique, et c'est absolument terrifiant. La première fois que je l'ai vu, il était 8h du matin, il faisait jour, et pourtant, j'ai eu peur de ma télé pendant une bonne semaine (chez mes parents, il n'y a pas de toilettes à l'étage, et je suis malheureusement sujette aux pipis nocturnes. Le truc, c'est que quand on descend, on a une vue directe sur la télé... Vous pouvez imaginer à quel point j'étais morte de trouille. La descente allait encore, parce que je ne quittais pas l'écran des yeux. La remontée, en revance, la télé dans le dos... J'ai appris à remonter les escaliers très très vite cette semaine-là...).

Je voulais lire le livre depuis un moment déjà, et je l'ai finalement acheté l'été dernier, et entamé vendredi dernier. (1 semaine pour lire 1000 pages, alors que ces derniers mois, je mettais 3 semaines pour en lire 300, je suis contente de voir que je reprends un rythme correct !)

Sur la 4e de couverture, il est indiqué que ce livre (ces 3 livres en fait) entrent dans la catégorie thriller. J'étais déçue, car je voulais frissonner comme je peux le faire à chaque fois que je regarde le film. Si effectivement les 2 premiers entrent dans cette catégorie, je ne dirais pas la même chose pour le 3e.

RING

Les différences avec le film sont nombreuses, mais je ne souhaite pas faire une étude comparée. Nous voici donc dans un thriller somme toute classique, avec une course contre la montre assez efficace ; Asakawa, journaliste, a le flair pour repérer les scoops. Alors quand le hasard le met sur la route de morts mystérieuses (dont celle de sa nièce par alliance), il n'hésite pas. Malheureusement, ce faisant, il met sa vie en danger, et a une semaine pour se sauver.

Le suspense fonctionne bien, l'enquête est intéressante. Mais le défaut principal réside dans les personnages : entre Asakawa qui traite sa femme comme un objet (on se croirait revenu dans les années 50... bonjour le mythe de la femme au foyer esclave de son mari) et Takayama qui prétend violer des femmes parce qu'il s'ennuie, on est gâté. Du coup, si l'enquête est intéressante, on finit quand même par se demander pourquoi ces personnages devraient être épargnés.

C'est bien un thriller, et non de l'épouvante (hélas) et ça nuit un peu au livre. Et toutes les parties un poil scientifiques sont vite indigestes, mais heureusement, dans ce livre, elles sont assez rares.

DOUBLE HELICE

On reprend quasiment l'histoire là où elle s'est arrêtée, mais avec d'autres personnages, pour le coup un peu plus humains. J'ai là aussi trouvé l'enquête intéressante, mais les détails scientifiques indigestes étaient bien trop nombreux cette fois, ce qui fait que j'ai sauté pas mal de passages, de peur de mourir d'ennui.

Néanmoins, l'atmosphère est assez pesante et le livre remplit bien son office.

LA BOUCLE

C'est assez déroutant, après plus de 600 pages passées autour du virus Ring, de ne plus en entendre parler pendant un moment, de ne plus lire ne serait-ce qu'une mention des personnages que l'on a suivis pendant ce temps et de devoir découvrir une "autre" histoire. Le lien revient, mais finalement assez tard, et d'une façon qui me fait dire que ce livre-là, je l'aurais plutôt rangé dans la catégorie SF que véritablement en thriller. Je ne peux pas en dire plus sans spoiler, mais c'est mon opinion.

Et pour le coup, les détails scientifiques indigestes composent la majeure partie du livre, et j'ai donc trouvé cette troisième partie d'intégrale difficile à lire et sans intérêt. Pour la fin, je dirais "bien joué", mais ça vient beaucoup trop tard et presque comme un cheveu sur la soupe. Dommage.

En attendant, je vais me refaire le film, moi !


ABC2015

 

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13 mai 2015

Nous, les chats - Claude Habib

nous les chats

Ce livre est l'autobiographie d'un chat. C'est aussi un passeport pour entrer dans l'âme féline, au risque de perdre quelques illusions. Il ne faut pas croire que tous les chats nous aiment. Ce n'est pas le cas.
L'animal qui parle est furieux. Persuadé qu'il va mourir, il est fâché contre le monde. C'est un effet de sa nature : le propre de l'espèce est la félicité, felix felis. Le malheur d'un chat est une injustice, et le malheur crie vengeance.
Sa vie repasse en accéléré. Il a connu des hauts et des bas. Il se reporte à sa jeunesse, au bonheur de sentir, à la vie dans les bois. Et toujours la rancune se mêle au souvenir des joies, la rage à la réflexion.
L'obsession de ce chat, c'est l'homme : souvent son ennemi, parfois sa dupe, jamais son maître. A cet usurpateur, il pose des questions de fond :
Qui doit dominer, de l'homme ou du chat ?
Au nom de quoi subir les lois des hommes ?
Qui est le domestique de qui ?

On dit du chien qu'il est le meilleur ami de l'homme. Le héros de Claude Habib lui abandonne ce privilège : sans façon.

Editions de Fallois, 124p

C'est mon père qui m'a offert ce livre : on parlait des chats (et particulièrement de la mienne qui est un amouuuuuuuuuuuur, que j'adore et qui me le rend bien) et mon père, qui roule beaucoup et écoute toujours la radio, m'a parlé de ce livre où l'auteur (c'est une femme mais je n'arrive pas à écrire auteure) expliquait que non, les chats ne sont pas affectueux et qu'ils n'en ont rien à faire de leur "maître".

Il se trouve qu'il pensait que c'était un essai et qu'en fait il s'agit d'un court roman, d'une autobiographie d'un chat qui n'a jamais été domestiqué. Un de ces chats errants qu'on arrive pas à approcher, vous voyez ?

Eh bien j'ai beaucoup aimé ce petit roman. Je l'ai trouvé très joliment écrit, très poétique et en même temps très terre à terre. Le chat-narrateur est fier, un peu cabotin, et somme toute adorable.

Je n'ai pas forcément aimé tous les passages (ceux sur la sexualité du chat m'ont un peu dérangée, pas parce qu'il s'agit de sexualité, évidemment, mais parce qu'en tant que maman-chat, ça me paraît violent pour mes bestioles préférées) mais l'ensemble m'a beaucoup plu.

Mais je persiste et signe : mon meilleur ami, c'est pas le chien, c'est le chat !


 

ABC2015

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Partials, tome 1 - Dan Wells

partials t1

Un virus. La guerre contre les Partials – ces êtres mi-humains, mi-robots – a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux – le RM – les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d’une journée si ce n’est quelques minutes. La race humaine s’éteint inexorablement et aucun médecin n’a de remède. Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l’ennemi juré lui-même ? Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l’étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l’humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent…

Editions France Loisirs - 522p.

A chaque fois, je me fais avoir : je vais dans le rayon YA, je lis les 4e de couv, je suis séduite par le postulat de base et... patatras. Là, c'est moins pire que pour d'autres livres du même genre, mais quand même, il y a une mini déception.

La première grosse différence, c'est que pour une fois, ce n'est pas une narration à la 1e personne. Et ça, ça repose. Et puis, même si c'est une fille, que c'est une ado, elle n'est pas centrée autour de son physique, de son charme (ou absence de charme) comme tant d'autres. Et ça aussi, ça fait du bien. Merci à l'auteur de ne pas décrire un cliché. Malgré tout, l'héroïne (et les autres personnages), manquent de profondeur, de caractère. En gros, il y a 3 personnages dans ce bouquin : les personnages féminins gentils, les personnages masculins gentils, et les méchants. Que des stéréotypes, aucun n'est véritablement différenciable des autres. Alors forcément, ça lasse vite.

Et puis, j'ai identifié ce qui ne me plaît pas : la plupart du temps, je suis plus intéressée par les causes de la situation, par la situation en elle-même que par la résolution. J'aime les univers dystopiques, et justement, j'aimerais lire des histoires de gens qui y vivent, pas forcément des gens qui essayent de le combattre. C'est ce qui m'a plu dans The Giver, c'est que finalement, il n'y a pas de changement de la société. Petit à petit on en découvre un peu plus, sur ce qui est différent entre leur société et la nôtre, sur le fonctionnement, on a le temps de s'y attacher (même si attacher n'est pas le mot), on a le temps de s'imprégner de l'atmosphère, de ce que c'est d'y vivre. Comme dans Meto, ou Nox. Alors que dans les livres comme Divergent, The Hunger Games ou Le Dernier jardin, on est catapulté dans cet univers, et on a pas le temps d'en saisir les clés, l'essence, que déjà il faut le détruire, le renverser (et ce, toujours par des scènes de combat interminables... et comme j'ai horreur des scènes de combat, bataille.... ben ça me soûle);

Et donc pour revenir à Partials, ce défaut est malheureusement présent. Et j'ai envie de dire : fuck that. Dès le début, il y a lutte. Dès le début, il y a conflit. Et bon, j'en ai marre.

Alors oui, ça se lit bien, c'est assez bien écrit, mais ça ne captive pas. J'ai laissé passer un certain temps entre chaque session de lecture et ça ne m'a pas manqué, au contraire : je n'avais pas forcément envie de le reprendre.

Si vous aimez ce genre, je pense qu'il est très bien. Mais ce n'est pas pour moi.


 

ABC2015

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07 avril 2015

Bridget Jones, book 3: Mad About the Boy - Helen Fielding

bridget jones t3Attention, la 4e de couv contient des spoilers !

Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l'homme idéal : Bridget is back ! Elle n'est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d'amis qu'elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique. Le grand Mark Darcy - avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans - est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d'un trentenaire sexy (et quelque peu immature).
Mais pour combien de temps ? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles.

Editions Vintage Digital - ebook - 347 p.

Lors d'une sortie en librairie cet été, je suis tombée sur ce livre. Je ne savais pas du tout qu'il y avait un tome 3 des aventures de Bridget Jones et j'ai été surprise et intriguée. Je n'ai jamais fait partie des fans hardcore de la série, mais j'aime bien quand même : c'est rigolo et souvent assez réaliste. En revanche, quand j'ai lu la 4e de couv, j'ai eu très peur. Déjà, j'ai détesté être spoilée de cette façon [Comment ? Bridget ? Veuve ?] et puis du coup, ça ne donne pas le ton pour de la comédie.

Mais on retrouve assez vite ce qu'on aime dans la série et en même temps, ça devient presque un problème : Bridget, à 51 ans, est toujours aussi gamine et paumée qu'à 30. Ce n'est pas du tout rassurant. Attachant, prétexte à de jolis petits gags, certes, mais ça fait un peur : ne grandit-on finalement jamais ?

Ensuite, ça reste assez prévisible : on sent le love interest à 10km à la ronde, les "péripéties" aussi (Félicie, aussi !) (oui, bon) (on fait ce qu'on peut avec les références qu'on a).

Et puis bon, mais ça c'est très personnel, son obsession sur son poids, alors que franchement, y'a pas de quoi, ça m'a soûlée plus d'une fois. Non, à 60kg, tu n'es pas obèse. Ta gueule. euh pardon. TA GUEULE. (Voilà c'était le coup de gueule perso du jour).

Au final, c'est une lecture sympa, dans la veine des 2 premiers, mais avec la petite étincelle en mois, je dirais.


 

ABC2015

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03 avril 2015

Il - Derek Van Arman

Il

"La plupart des tueurs en série n’ont rien à voir avec les mythes qu’ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d’un asile. Ce sont vos propres voisins. Comme Bundy, Statler, Gacey, Williams, Merrin et des centaines d’autres sur cette liste, ce sont des individus que vous croisez aux réunions de parents d’élèves ou aux matchs de base-ball de Little League, ils prennent le bus avec vous, leurs enfants jouent avec les vôtres, et ils récitent peut-être même le Notre Père avec vous, lors de vos réunions de famille."
Ainsi parle Jack Scott, directeur de l’agence fédérale en charge des crimes violents et spécialiste des serial killers. Lorsqu’une mère et ses deux filles sont sauvagement assassinées dans une mise en scène macabre, c’est le début d’une chasse à l’homme impitoyable. Jack, qui pensait avoir tout enduré, devra affronter son passé pour mettre la main sur un tueur atypique, aussi pervers que machiavélique.

Editions Pocket - 960p.

C'est Atra qui m'a prêté ce livre. Les thrillers et polars ne sont pas mes genres préférés, mais il m'arrive d'en lire quand je suis "in the mood". Mais là, clairement, c'est un coup pour rien.

Alors en vrac : j'ai été perdue dès le départ par l'écriture, que j'ai trouvée ultra confuse, pas claire. J'ai dû relire plusieurs passages plusieurs fois, sans comprendre. Les explications viennent en fait après, mais ce n'est vraiment pas évident. J'ai aussi été déroutée par l'époque du récit : je m'attendais à un récit au 21e siècle, et en fait ça se passe dans les années 80. Ca ne change pas grand-chose, mais ça m'a perturbée quand je m'en suis rendue compte. Les personnages principaux sont difficilement différenciables, et manquent de profondeur. Trop d'histoires sont lancées en même temps et franchement, on se demande vraiment l'utilité de l'intrigue des deux dégueulasses. Enfin, une piste est lancée [comme quoi le tueur serait un flic] et au final elle n'est même pas utilisée.

J'ai peiné à finir ce livre, et finalement, j'aurais préféré lire un autre thriller.

Edit: AUSSI ! la partie historique était intéressante mais du coup mal exploitée (ça aurait pu faire un excellent bouquin s'il s'était contenté de cette partie-là) et honnêtement, pas une seule fois je n'ai frissonné. Pas une seule fois je n'ai eu peur en imaginant que ça pourrait arriver. C'est dégueulasse (surtout les 2 du van), mais ils ne m'ont fait ni chaud ni froid. Et pour un thriller, c'est quand même dommage...


 

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04 février 2015

La Voleuse de livres - Markus Zusak

la voleuse de livres

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

Editions A vue d'oeil - 805 pages

A force de faire l'ABC, on finit par être à court de livres pour certaines lettres. Heureusement, pour le Z, j'avais ce livre sur ma Wish, et quand je vois le nombres d'excellentes notes et commentaires qu'il a reçu sur LA, je comprends que je l'aie choisi.

Ceci dit, je devrais savoir, à force, que quand pratiquement tout le monde adore un livre, c'est finalement assez rarement mon cas.

Comme je suis très très pauvre ces temps-ci (je viens d'acheter un appartement !!! oui, enfin bon j'ai pas encore signé chez le notaire mais le prêt a été accordé et les papiers remplis, j'attends juste ma date de signature), acheter même un livre devient compliqué. Heureusement que ma bibliothèque adorée est à seulement 5min à pieds de chez moi. Mais du coup, je n'ai pas eu le choix sur l'édition, et la seule qui restait en rayon c'était celle-ci, en grands caractères. Ce qui explique le nombre de pages et le fait qu'elle soit en deux tomes. Du coup, je vais parler en tomes pour expliquer mon point de vue sur ce livre.

J'ai bien failli abandonner. Dès le début, j'ai trouvé la narration poussive : je ne vois pas l'intérêt de faire de la Mort la narratrice, et l'exécution, avec toutes ces incises bizarres, laisse à désirer. Pourtant, l'histoire est intéressante.

Je lis très peu de livres sur les guerres, et en particulier la 2GM, parce que l'époque ne m'attire pas plus que ça. Et pourtant, récemment, j'ai l'impression de n'avoir lu que ça. Le parti pris de parler d'une famille allemande est une très bonne idée, et pour une fois, voir la guerre du côté des Allemands, ça pique l'intérêt. Les personnages sont touchants (surtout Hans), et rendent l'histoire très vivante. Mais la narration a failli tout gâcher pour moi.

En fait c'est bien simple : j'aurais pu me passer de la moitié du bouquin (un tome de cette édition). L'exposition dure bien trop longtemps et je me suis lassée d'autant plus vite que lorsqu'il ne se passe rien et que c'est "mal écrit", ben on se fait chier s'ennuie.

Et puis les choses s'accélèrent. Max arrive et repart, Liesel grandit, la guerre devient palpable, et la tragédie arrive.

Souvent, je suis déçue quand un livre est très bon et que la fin gâche tout. Ce livre-ci a de la chance : car la 1e moitié est inutile, mais la seconde rattrape presque le tout. Je préfère quand c'est dans ce sens-là (quand j'arrive à passer outre l'ennui).

Quelle fin ! J'étais en larmes sur les 100 dernières pages. Je ne voulais plus lâcher mon livre (j'ai même failli arriver en retard au boulot) alors que j'avais du mal à me forcer à lire le 1er tome.

Malgré ses très évidents défauts, je pense que c'est un livre à lire.


 

ABC2015

ABC 2015 - 2/26 : Z

 

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24 janvier 2015

Darkness Rising, book 1: The Gathering - Kelley Armstrong

The Gathering

Un drame. Des évènements inquiétants. Un secret bien gardé.
Maya Delaney aime la nature : les bois qui entourent sa maison sont comme un sanctuaire et sur sa hanche, la jeune fille a une tache de naissance qui ressemble à l'emprunte d'une patte de puma. Maya ne pourrait pas vivre ailleurs.
Jusqu'au jour où des évènements étranges bousculent la vie des habitants de Salmon Creek. Daniel, le meilleur ami de Maya, a de mauvais pressentiments à propos de certaines personnes, comme Rafe, un adolescent qui vient d'arriver en ville. Quel secret cache-t-il? Et pourquoi Maya l'intéresse-t-elle tant?

Editions Atom Books - 359p.

C'est le ptit Mammouth qui m'a offert ce livre, il y a plus d'un an maintenant, et en toute honnêteté, sans l'ABC, il serait resté sur mon étagère. Donc merci à l'ABC, parce qu'en fait j'ai vraiment bien aimé ce livre ! (et donc merci au Mammouth, sans qui je n'aurais jamais lu ce bouquin !)

Je ne dis pas qu'il est parfait, cependant. Le premier contact m'a même mis sur la réserve : ENCORE un bouquin écrit à la 1e personne du singulier, ENCORE une héroine ado... MAIS c'est presque tout ce que j'ai à reprocher à ce bouquin.

C'est très bien écrit, et on entre dans l'histoire tout de suite. De nombreuses fois, j'ai eu l'impression d'être dans la forêt avec Maya, de sentir l'odeur des feuilles, du pin, des sous-bois, l'air frais de la nature. J'ai réussi à me faire une idée très nette de l'environnement du livre, parce que les descriptions sont très bien décrites.

Les personnages ne sont pas du tout cliché, il y a une complexité en chacun d'eux, qui les rend intéressants. J'ai particulièrement aimé Maya, alors que d'habitude les héroines de ce genre de bouquins me soûlent. Contrairement à ses "copines", Maya est sûre d'elle. Sa particularité vient de ses origines mais elle n'en fait pas tout un plat : elle l'a acceptée et ne passe pas son temps à son plaindre. Elle est intelligente, maline et ses doutes, quand elle en a, sont légitimes, pas seulement des doutes d'ado qui veut qu'on la rassure. Elle est très bien entourée, et ça aussi, ça fait plaisir.

Quant à l'histoire, elle est intéressante aussi. Il y a un mélange de mystère, de folklore, de science qui me plait beaucoup.

Malgré les 50 dernières pages (qui m'ont vite soûlée, parce que je trouvais ça long et répétitif), j'ai vraiment bien aimé ce livre, et je lirai le 2e tome avec plaisir !


ABC2015

ABC 2015 - 1/26 - A

 

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18 janvier 2015

Le Liseur - Bernard Schlink

le liseur

A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?

Editions Folio - 243 p.

Azi cherchait quelqu'un pour participer au LDPA avec elle, et je me suis proposée. Parmi ses choix , j'ai donc choisi ce livre, et ça tombe bien, puisque c'est elle qui me l'avait offert !

Je dois dire que je ne m'attendais à rien de particulier. Si ce livre a fini sur ma wish, c'est qu'à un moment donné, j'ai dû savoir de quoi ça parlait, mais comme souvent, j'ai oublié et j'ai donc abordé ce livre sans a priori. J'ai tout de suite était charmé par l'écriture, fluide, sans fioritures et pourtant belle de l'auteur. Il faut dire qu'il ne se passe pas grand-chose dans les premières pages du roman, et pourtant, j'ai été captivée. La première partie raconte la vie, tout simplement, le quotidien, et le raconte très bien. On est transporté dans une atmosphère, on sent les rayons du soleil, la moiteur...

Mais le charme n'a pas opéré tout du long. Même si j'ai continué à lire facilement et rapidement, à partir de la 2e partie, j'ai été moins prise par l'histoire. J'aurais dû être horrifiée, je suis restée indifférente. Ni Hanna, ni le récit des horreurs dans les camps ne m'ont fait réagir. Et à la fin du livre, même s'il reste des questions sans réponse (volontairement, car c'est ainsi que va la vie : on ne connaît jamais parfaitement les gens que l'on côtoie, leurs motivations, leurs pensées profondes), je n'ai pas été frustrée car je n'ai pas été intéressée.

Un livre à lire pour la beauté de l'écriture.


26 books toread in 2015

#26bookschallenge: 2 - a book that was made into a movie

challenge3

LDPA 11 - avec Azi Lis

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17 janvier 2015

Oxford Time Travel, tome 1 : Le Grand livre - Connie Willis

Oxford Time Travel t1

Quoi de plus naturel, au XXIème siècle, que d'utiliser des transmetteurs temporels pour envoyer des historiens vérifier sur place l'idée qu'ils se font du passé ? Kivrin Engle, elle, a choisi l'an 1320, afin d'étudier les us et coutumes de cette époque fascinante qu'aucun de ses contemporains n'a encore visité : le Moyen-Age. Le grand jour est arrivé, tous sont venus assister au départ : Gilchrist, le directeur d'études de Kivrin ; l'archéologue Lupe Montoya ; le docteur Ahrens ; sans oublier ce bon professeur Dunworthy, qui la trouve trop jeune et inexpérimentée pour se lancer dans pareille aventure et qui s'inquiète tant pour elle. Ses craintes sont ridicules, le professeur Gilchrist a tout prévu ! Tout, mais pas le pire...

Editions J'ai Lu - 705p.

Je n'ai pas fait les choses dans l'ordre, vu que j'ai lu les tomes 3 et 4 avant de lire le 1er. Mais je ne savais pas !!!

Erreur réparer, j'ai donc lu Le Grand livre. Qui est grand en termes de nombre de pages, mais pas vraiment en termes de qualité. C'est donc une grosse déception.

Ca commence pourtant bien : je suis ravie de retrouver Dunworthy et Colin, ainsi qu'Oxford, les historiens, et une narration somme toute prenante. Mais les choses se gâtent très vite. Ce que j'avais déjà remarqué dans Black-out (et qui m'avait déjà déplu, mais dans une moindre mesure) est ici exacerbé : l'auteur fait traîner les révélations en longueur, et pendant des pages et des pages, on subit des répétitions de situation qui sont pénibles (Badri a une terrible nouvelle à annoncer à Dunworthy, mais tombe malade. Il appelle Dunworthy à son chevet, mais quand ce dernier arrive, il délire, Dunworthy repart, puis est rappelé et rebelote sur des centaines de pages). Du coup, en 705 pages, il ne se passe pas grand-chose, mis à part qu'on s'ennuie ferme.

Du côté de l'autre protagoniste, Kivrin, eh bien c'est un peu pareil. Ca devrait être intéressant (un voyage dans le passé, quand même !), mais non. Là aussi, c'est répétition sur répétition, et même si on continue dans l'espoir qu'il va se passer quelque chose d'intéressant, l'espoir est déçu.

Il me reste le tome 2 à découvrir (Sans parler du chien - fiche LA), mais je suis un peu refroidie là...

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Lucian - Isabel Abedi

Lucian

Lucian, l'étrange garçon sans passé ni mémoire, ne cesse de croiser le chemin de Rebecca. Son seul point d'ancrage, c'est elle ; elle, dont il rêve toutes les nuits. Et d'emblée, Rebecca a ressenti pour lui une attirance fulgurante et inexplicable. Malgré leurs efforts, ils ne parviennent pas à s'éloigner l'un de l'autre. Mais avant d'avoir pu comprendre quel était leur secret, ils sont séparés. Et les conséquences sont terribles, car ce qui les lie est plus fort que l'amour.

Editions Bayard Jeunesse - 475p.

Quand Atra est venue me voir cet été, elle m'a offert des livres de styles différents et celui-ci est le 1er.

En toute honnêteté, en lisant la 4e de couv, je me disais qu'il ne me plairait pas. Une ado qui tombe amoureuse d'un gars a priori hors du commun... Comme ça, ça m'ennuyait déjà.

Et les 150 premières pages ont plutôt eu tendance à m'agacer. Les atermoiements de l'ado amoureuse qui ne comprend pas son "chéri" et se pose tout un tas de questions, analyse tous ses faits et gestes... Et Lucian ne m'intéressait pas des masses non plus. La narratrice le dit beau, mais je n'ai jamais pu me défaire l'image d'un mec dégingandé aux cheveux gras, flottant dans son blouson en cuir... Bon.

Et puis la 2e partie arrive et là ça commence à devenir intéressant. Déjà, Rebecca se tait. Et ça, c'est plutôt sympa. Et puis autant sur la première partie le suspense n'en est pas vraiment, autant sur la 2e, on se demande vraiment ce qu'il se passe.

Et ensuite l'explication de l'existence de Lucian donne tout son sens au livre.

Malheureusement, l'auteur ne reste pas sur cette bonne impression et on retombe dans une romance d'ado à 2 balles, et la fin m'a franchement déçue et j'ai même pensé : "tout ça pour ça".

Le lecteur se trouve un peu comme sur un grand huit : plat au début et à la fin, avec des loopings au milieu. Le style, pas particulièrement percutant, n'apporte ni n'enlève rien.
En ce qui concerne les personnages, peu ont réellement une consistance, un impact. La mère de Rebecca me donne envie de la taper (et c'est quoi cette manie d'appeler sa mère par son prénom ?), et les autres sont transparents. Les seuls un peu intéressants sont Faye et Morton, mais malheureusement, je pense que l'auteur aurait pu leur donner plus d'importance.

Un bilan en demi-teinte finalement, mais je dirais que j'ai bien aimé quand même.


 

26 books toread in 2015

#26bookschallenge: 6 - a book by an author you've never read before

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