05 août 2015

L'Enfant sourira peut-être - Anna Quindlen

L'enfant sourira peut-être

Mme Blessing, quatre-vingts printemps, vit seule parmi ses souvenirs dans son immense propriété. Éternelle insatisfaite, d'un caractère volontiers grognon, elle ne tolère que la présence de Skip, son homme à tout faire, jeune délinquant repenti. Quand ce dernier trouve devant la porte un bébé abandonné, il redoute la réaction de son austère patronne. Contre toute attente, Mme Blessing se prend d'affection pour la petite, rebaptisée Faith, et semble trouver une seconde jeunesse.

Unis par ce secret, l'octogénaire et le jeune homme nouent de nouveaux liens, subtil mélange d'amitié et de respect. Mais l'arrivée de cet enfant force la digne Mme Blessing à s'interroger sur sa vie. Une vie tragique, jalonnée de secrets, de drames, de non-dits, dont elle n'a pas fini de payer le prix fort...

Editions Belfond - 338 pages

Après ma courte période 1 jour / 1 livre et surtout après le coup de coeur de iBoy, j'ai eu du mal, comme souvent, à me plonger dans ma nouvelle lecture. D'autant plus que c'était une lecture prise totalement au hasard : je ne connaissais pas l'auteur, je n'avais jamais entendu parler du bouquin, la couverture ne m'attirait pas particulièrement, et je l'ai simplement choisi parce que c'était le seul Q qui m'attirait un tant soit peu à la médiathèque (même si j'ai bien aimé mes deux livres de Michel Quint les années précédentes, j'avais envie de découvrir quelqu'un d'autre). De plus, le premier chapitre permet d'entrer tout de suite en contact avec une narration qui m'a semblée confuse, parce que mêlant plusieurs personnages et plusieurs époques à travers des réminiscences et du savoir commun (Mme Blessing faisant partie de l'histoire de la commune présentée dans ce roman) et du coup, ça ne m'a pas donné envie. Mais j'ai persévéré et j'ai bien fait, car voici mon 2e coup de coeur de 2015.

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L'écriture, donc, puisque j'ai commencé par ça. Il s'agit d'une narration à la troisième personne. Oui mais voilà, les personnages (et surtout Mme Blessing donc, ce qui n'est guère étonnant vu son grand âge et son histoire personnelle) ont la fâcheuse tendance de se laisser emporter dans leurs pensées et leurs souvenirs, ce qui fait que parfois, sans transition ni indication, nous passons du moment présent à un souvenir, puis revenons sans plus de manières. C'est assez déroutant au début, mais vu que c'est très bien mené, c'est très agréable. De plus, l'auteur sait camper une atmosphère (ça se dit, ça camper ue atmosphère ? planter une atmosphère ? établir ? enfin bref, vous me comprenez) : il y a un charme suranné, très plaisant tout au long du livre. Mme Blessing est d'une autre époque et elle l'imprime à son domaine et aux gens qui l'entourent. Et en même temps, elle se laisse petit à petit séduire par le moment présent, l'arrivée de la Vie dans sa vie tranquille, ordonnée et franchement terne.

Autour d'elle, quelques personnages : Nadine, sa domestique ; Jennifer, la fille de cette dernière ; et Skip, le petit moins-que-rien qui cherche à établir une vie posée, loin des clichés de la jeunesse de sa ville.

Mme Blessing et Skip m'ont particulièrement touchée pour des raisons bien différentes. L'histoire de la première est finalement assez tragique, de cette tragédie ordinaire qui touche tant de gens. Elle a tout perdu, à part son argent. Skip, lui, est un homme bon. Refusant la fatalité qui dit qu'il sera un bon à rien toute sa vie, il reçoit un magnifique cadeau quand il décide de s'occuper du bébé abandonné devant sa porte. J'ai aimé sa façon de se l'approprier, de s'occuper d'elle, son amour inconditionnel pour elle.

Bien que la fin puisse paraître décevante, je l'ai trouvée très juste et du coup, je la trouve belle. Douce amère, mais belle. Et tout à fait réaliste.

L'auteur nous dépeint un moment de vie, simple, dur mais beau et surtout très réel.


 

ABC2015

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21 juin 2015

The Help - Kathryn Stockett

the help

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Editions Penguin Books - 464 pages

C'est Evy qui m'a offert ce livre il y a de cela quelques temps déjà (au moins 4 ans) et je n'avais jamais trouvé le temps (ou l'envie) de le lire. Et puis d'en parler avec H. (ma super collègue que j'aime d'amour !), ça m'a donné envie de le sortir de ma PAL et... j'ai BIEN fait !

J'ai eu peur au début parce que mon édition est écrite toute petite et en très serré et je me suis dit : oh la la ! Et puis parce que ça commence avec Aibileen et qu'elle a un parlé (parler ?) particulier et que bon, comme je lisais en anglais, je me suis dit que j'allais y passer énormément de temps. Et en fait, pas du tout. Je suis rentrée dedans tout de suite. On s'attache (ou on déteste) tout de suite aux personnages, à l'ambiance.

J'ai eu malgré tout du mal à me rappeler que j'étais dans les années 60 et pas à l'époque d'Autant en emporte le vent, et parfois, quand ils parlent de voiture ou d'autres choses qui n'existaient pas à cette époque, j'ai dû me dire : ben oui, bécasse, on est dans les années 60 !

Les chapitres qui m'ont le moins intéressée sont ceux narrés par Skeeter. On a assez de choses du point de vue des blancs, et ben ça ne m'intéressait pas plus que ça (et parfois elle m'a agacée pour tout dire). En revanche, ceux contés par Minny et surtout Aibileen (ma chouchoute) m'ont vraiment emportée.

Le seul reproche que je ferai, c'est que je n'ai pas bien compris l'utilité du personnage de Celia. Pas que je ne l'apprécie pas ; à vrai dire elle m'a laissée indifférente, peut-être justement parce que je n'en voyais pas la finalité.

Je pense que je peux parler de mini-coup de coeur pour ce livre !


 

26 books toread in 2015

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25 mai 2015

A Short History of Tractors in Ukrainian - Monica Lewycka

a short history of tractors in ukrainian

Quand leur père Nikolaï, veuf depuis peu, leur annonce qu'il compte se remarier avec Valentina, Vera et Nadezhda comprennent qu'il va leur falloir oublier leurs vieilles rivalités pour voler à son secours. Car Valentina a 50 ans de moins que lui, des ogives nucléaires en guise de poitrine, et un certain penchant pour les plats surgelés. Mais surtout, elle est prête à tout pour assouvir sa quête du luxe à l'occidentale.
Tandis que le vieil homme poursuit son grand oeuvre - l'"histoire du tracteur" -, une bataille épique commence...

Editions Penguin Books - 325 pages

Avec deux de mes collègues, nous avons mis en place un système d'échanges de livres bimestriel : chacun d'entre nous fait lire à l'autre un livre qu'il aime particulièrement, et on est obligé de jouer le jeu. A collègue01, j'ai prêté le premier tome d'Angélique et il a cru que c'était une blague. Mais finalement, il a beaucoup aimé. A collègue02, j'ai prêté Battle Royale. Jusque là, ça lui plait beaucoup.

Collègue01 m'a prêté La Proie pour Londres (que je dois encore chroniquer, même si je ne sais pas trop quoi dire à part : beurk) et collègue02 m'a donc prêté A Short History of Tractors in Ukrainian.

Je voulais une histoire un peu drôle, et effectivement, les différents commentaires des différents journaux étaient plutôt encourageants. Et puis collègue02 (rah, j'aime pas l'appeler comme ça, mais en attendant de lui trouver un petit nom qui correspond mieux^^) m'a assuré que c'était très drôle et bon en général on rigole sur les mêmes choses donc...

Sauf que.

Je n'ai pas ri une seule seconde. Je n'ai même pas souri une seule seconde. Pas que ce roman soit mauvais (ni qu'il soit excellent attention hein), mais le vendre comme hilarant (d'après le Daily Telegraph) alors qu'il n'y a aucun élément comique à mes yeux, c'est dommage.

En fait, ce qui était censé (je suppose) me faire rire m'a plutôt mise mal à l'aise. J'ai eu pitié pour Nikolai (parfois), j'ai trouvé les soeurs ultra irritables, je ne comprends pas qu'aucun d'eux (les soeurs ou le mari) n'aient pas pensé à changer les serrures de la maison, et Valentina est juste complètement méprisable.

Où aurais-je dû rire ? à l'énonciation de l'abus domestique dont est victime le petit vieux ? A la description peu flatteuse et franchement anti-féministe de Valentina ? A la lecture de sa longue liste d'amants transis ? Au récit du passé pas franchement joyeux de la famille ?

Nope.

Je ne dis pas, c'est bien écrit, ça se lit très bien, mais finalement, ce n'est pas très intéressant.

Une lecture que j'aurai vite oubliée.


 

ABC2015

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13 mai 2015

Nous, les chats - Claude Habib

nous les chats

Ce livre est l'autobiographie d'un chat. C'est aussi un passeport pour entrer dans l'âme féline, au risque de perdre quelques illusions. Il ne faut pas croire que tous les chats nous aiment. Ce n'est pas le cas.
L'animal qui parle est furieux. Persuadé qu'il va mourir, il est fâché contre le monde. C'est un effet de sa nature : le propre de l'espèce est la félicité, felix felis. Le malheur d'un chat est une injustice, et le malheur crie vengeance.
Sa vie repasse en accéléré. Il a connu des hauts et des bas. Il se reporte à sa jeunesse, au bonheur de sentir, à la vie dans les bois. Et toujours la rancune se mêle au souvenir des joies, la rage à la réflexion.
L'obsession de ce chat, c'est l'homme : souvent son ennemi, parfois sa dupe, jamais son maître. A cet usurpateur, il pose des questions de fond :
Qui doit dominer, de l'homme ou du chat ?
Au nom de quoi subir les lois des hommes ?
Qui est le domestique de qui ?

On dit du chien qu'il est le meilleur ami de l'homme. Le héros de Claude Habib lui abandonne ce privilège : sans façon.

Editions de Fallois, 124p

C'est mon père qui m'a offert ce livre : on parlait des chats (et particulièrement de la mienne qui est un amouuuuuuuuuuuur, que j'adore et qui me le rend bien) et mon père, qui roule beaucoup et écoute toujours la radio, m'a parlé de ce livre où l'auteur (c'est une femme mais je n'arrive pas à écrire auteure) expliquait que non, les chats ne sont pas affectueux et qu'ils n'en ont rien à faire de leur "maître".

Il se trouve qu'il pensait que c'était un essai et qu'en fait il s'agit d'un court roman, d'une autobiographie d'un chat qui n'a jamais été domestiqué. Un de ces chats errants qu'on arrive pas à approcher, vous voyez ?

Eh bien j'ai beaucoup aimé ce petit roman. Je l'ai trouvé très joliment écrit, très poétique et en même temps très terre à terre. Le chat-narrateur est fier, un peu cabotin, et somme toute adorable.

Je n'ai pas forcément aimé tous les passages (ceux sur la sexualité du chat m'ont un peu dérangée, pas parce qu'il s'agit de sexualité, évidemment, mais parce qu'en tant que maman-chat, ça me paraît violent pour mes bestioles préférées) mais l'ensemble m'a beaucoup plu.

Mais je persiste et signe : mon meilleur ami, c'est pas le chien, c'est le chat !


 

ABC2015

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18 janvier 2015

Le Liseur - Bernard Schlink

le liseur

A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?

Editions Folio - 243 p.

Azi cherchait quelqu'un pour participer au LDPA avec elle, et je me suis proposée. Parmi ses choix , j'ai donc choisi ce livre, et ça tombe bien, puisque c'est elle qui me l'avait offert !

Je dois dire que je ne m'attendais à rien de particulier. Si ce livre a fini sur ma wish, c'est qu'à un moment donné, j'ai dû savoir de quoi ça parlait, mais comme souvent, j'ai oublié et j'ai donc abordé ce livre sans a priori. J'ai tout de suite était charmé par l'écriture, fluide, sans fioritures et pourtant belle de l'auteur. Il faut dire qu'il ne se passe pas grand-chose dans les premières pages du roman, et pourtant, j'ai été captivée. La première partie raconte la vie, tout simplement, le quotidien, et le raconte très bien. On est transporté dans une atmosphère, on sent les rayons du soleil, la moiteur...

Mais le charme n'a pas opéré tout du long. Même si j'ai continué à lire facilement et rapidement, à partir de la 2e partie, j'ai été moins prise par l'histoire. J'aurais dû être horrifiée, je suis restée indifférente. Ni Hanna, ni le récit des horreurs dans les camps ne m'ont fait réagir. Et à la fin du livre, même s'il reste des questions sans réponse (volontairement, car c'est ainsi que va la vie : on ne connaît jamais parfaitement les gens que l'on côtoie, leurs motivations, leurs pensées profondes), je n'ai pas été frustrée car je n'ai pas été intéressée.

Un livre à lire pour la beauté de l'écriture.


26 books toread in 2015

#26bookschallenge: 2 - a book that was made into a movie

challenge3

LDPA 11 - avec Azi Lis

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23 décembre 2014

Trente-six chandelles - Marie-Sabine Roger

36 chandelles

Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Decime attend sagement la mort car, depuis son arrière grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du martin, le jour de leurs 36 ans. La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées? Y a-t-il un gène de la scoumoune? Un chromosome du manque de pot? Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale? Entre la saga tragique et hilarante des Decime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit un Mortimer finalement résigné au pire. Mais qui sait si le Destin et l'Amour, qui n'en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui?

Editions du Rouergue - 278p.

Avant tout je tiens à remercier PriceMinister et surtout Oliver Moss d'avoir accepté que je participe aux #MRL2014 (pour la 3e fois), et de m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre, que j'aurais certainement ignoré sinon.

Et quelle erreur cela aurait été ! Dès les premières lignes j'étais sous le charme de cette écriture ciselée. Chaque mot est choisi et utilisé à la perfection et plus d'une fois, je suis restée bloquée sur une phrase, à la lire et la relire tellement elle était belle.

Quant à l'histoire, elle est originale et très bien menée. Mortimer est un personnage très attachant, et découvrir son histoire petit bout par petit bout est intéressant. Chaque morceau de vie - ou plutôt de mort - est à la fois terrible et très drôle. Il y a beaucoup d'humour et de tendresse dans ce livre. Notamment grâce à Nassar et Paquita. Ces deux-là m'ont attendrie aux larmes plus d'une fois !

La seule chose que je n'ai pas aimée est le personnage de Jasmine. Même si j'ai trouvé la découverte finale du chapeau adorable, Jasmine m'a paru détachée, peu investie et un poil égoïste.

Malgré tout, c'est un tout petit mauvais point, et le roman reste un coup de coeur !

Citation préférée : "Lorsqu'on vit dans le désert, on finit par aimer le premier cactus qui pousse."

Mes notes :

  • Qualité de l’écriture 5/5
  • Plaisir à la lecture 4/5
  • Originalité du livre 4/5

NOTE FINALE : 4.3/5

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01 septembre 2014

Belle et bête - Marcela Iacub

Couverture Belle et Bête

« Tu étais vieux, tu étais gros, tu étais petit et tu étais moche. Tu étais machiste, tu étais vulgaire, tu étais insensible et tu étais mesquin. Tu étais égoïste, tu étais brutal et tu n avais aucune culture. Et j ai été folle de toi. Non pas qu il y ait un rapport de cause à effet entre tes défauts et les sentiments océaniques que j ai éprouvés. C est une curieuse coïncidence. Même au temps où ma passion était si fastueuse que j aurais échangé mon avenir contre une heure dans tes bras je n ai jamais cessé de te voir tel que tu étais : un porc. C est ma compassion pour ces animaux si dénigrés qui a éveillé mon intérêt pour toi. Tu étais le grand persécuté, le bouc émissaire. Je me suis sentie obligée de prendre ta défense pour dire : Les porcs ont le droit d être des porcs. Une société qui met ces créatures en prison aux seuls motifs qu ils ont des goûts propres à leur espèce n est pas une société libre et juste. »

Editions Stock - 120p.

Des fois, je me dis qu'ignorer les infos, rester loin des journaux télévisés, de la radio, de la presse, ce n'est pas une bonne chose.
Pour des raisons évidentes mais aussi pour celle-ci : si j'avais suivi les infos à l'époque du / des scandale(s) DSK, j'aurais pu éviter ce livre...

Comme pour mes dernières lectures, c'est un livre choisi au hasard et pour une fois on peut dire qu'il n'a PAS bien fait les choses.

Non mais franchement, quel est l'intérêt d'écrire un livre pareil ? De le publier ? De le lire ? Ce livre n'apporte rien, c'est du trash (bizarre, mais quand même) de 120 pages complètement inutiles.

(Et la métaphore filée du cochon, merci mais non merci).

L'avantage c'est qu'il ne fait que 120 pages (ça se lit vite... Et ça sera oublié encore plus vite).

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ABC14

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Une journée de plus - Fabio Volo

Une journée de plus

Giacomo rencontre la fille du tramway un matin d'hiver, alors qu'il se rend dans sa petite imprimerie.
Pendant deux mois, il la croise tous les jours sur cette même ligne. Il ne lui parle pas, non, il n'ose pas. Un matin, elle lui propose un café. Giacomo exulte, mais cette euphorie est de courte durée car la jeune femme lui annonce qu'elle part s'installer à New York. Et son départ ne tarde pas à laisser un grand vide. N'y tenant plus, il décide de la rejoindre. Michela est sous le charme et pour que la magie continue d'opérer, elle lui propose un petit jeu, des fiançailles « à durée déterminée ».
Neuf jours, le temps du séjour de Giacomo, pendant lesquels ils seront libres de s'aimer, sans peur de l'engagement. Le soir du neuvième jour, ils se verront pour la dernière fois

Editions Fleuve Noir - 288p.

Encore une lecture empruntée au hasard, toujours pour mon ABC. Ma foi, j'aime assez cette façon de faire, ça me permet de découvrir des livres que je n'aurais pas lus sans cela.

Je suis assez partagée en ce qui concerne cette lecture. Autant j'ai aimé le postulat de base (la rencontre quotidienne dans le tram, le départ de Michela, les jours passés à New York) ainsi que le déroulement de l'histoire et son dénouement (j'ai eu peur à un moment que [ce soit un récit contemporain au 11/09 et que Michela ne vienne pas au rdv parce qu'elle était décédée dans l'attentat]), autant j'ai trouvé le tout parfois trop bavard. Les personnages parlent beaucoup et analysent beaucoup (un peu comme dans Dawson, même si j'adore cette série c'est trop de blabla souvent) et on perd un peu en émotion du coup.

J'ai aussi un avis mitigé concernant Michela : le jeu est intéressant et bien mené, mais elle apparaît parfois comme une manipulatrice qui ne joue pas avec Giacomo mais qui se joue de lui. Comme si elle le testait en permanence, lui faisait passer des épreuves sans qu'il n'en sache rien. Ca m'a un peu dérangée par moments.

Si l'on fait abstraction des moments trop bavards, j'ai apprécié l'écriture de l'auteur, que j'ai trouvée très poétique et très évocatrice. À de nombreux moments, j'ai eu dans les narines les parfums qu'il décrivait, j'ai ressenti le froid dont il parlait, l'absence de bruits lors des jours de neige... Pour cela, j'attribue un très bon point ! (Oui, parce qu'un bon point ce n'est pas suffisant).

Une jolie découverte, malgré des défauts.

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ABC14

 

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26 août 2014

Les Sœurs Walsh, tome 2 : Les vacances de Rachel - Marian Keyes

les vacances de rachel

Elle se rêve star de la nuit new-yorkaise...
et se réveille dans la peau d'une accro à la coke. L'autoportrait drôle et touchant d'une jeune femme d'aujourd'hui qui se cache derrière l'humour et l'auto-dérision tandis que sa vie vire au fiasco. Jeune Irlandaise installée à New York, avide d'intégrer les milieux branchés, Rachel sort beaucoup, boit plus que de raison et abuse des cocktails cocaïne-valium, ingrédients indispensables à la fête. Son patron menace de la virer ? Ce ne serait pas le premier ! Luke, son boy-friend, ne supporte plus ses crises ? Elle lui a toujours trouvé un petit côté ringard ! Jusqu'au jour où, après avoir avalé un tube de médicaments, Rachel se retrouve à l'hôpital.
Luke choisit ce moment pour la larguer. Ses parents, paniqués, la rapatrient d'urgence en Irlande et l'envoient dans un centre de désintoxication, le Prieuré. La première humiliation passée, Rachel finit par se persuader qu'elle va vivre deux mois de vacances dans une résidence de luxe : à elle les massages, les enveloppements d'algues et le farniente au milieu des célébrités. La réalité, bien sûr, sera tout autre, et le choc d'autant plus rude...

Editions Pocket - 563 p.

Ne cherchez pas la chronique sur le tome 1 : je ne l'ai pas encore lu. Je sais, c'est bizarre, mais je ne crois pas que ce soit nécessaire d'avoir lu le tome 1 pour apprécier le tome 2 (en tout cas, ça ne m'a pas manqué).

J'avais lu il y a presque 5 ans de cela This Charmig Man du même auteur et j'avais beaucoup aimé, à ma grande surprise : je m'attendais à ce que ce soit de la chick-lit gnan-gnan et en fait, c'était bien plus subtil.

J'ai le même ressenti avc ce roman. Pour un deuxième essai, c'est réussi. Marian Keyes vient donc d'entrer dans la liste d'auteurs que j'aime vraiment bien.

Ici encore, Keyes développe le thème de l'addiction, et c'est vraiment bien fait.

La narration à la 1e personne permet vraiment de s'identifier au personnage de Rachel, et de se mettre à la place de personnes qui se battent contre une addiction (même si, en tant que boulimique hyperphage, je sache déjà ce que c'est... Et d'ailleurs, j'ai retrouvé énormément de moi en Rachel). C'est léger, drôle, mais aussi terriblement réaliste.

Il serait facile de blâmer les personnages de ce roman et pourtant, l'auteur réussit à nous faire appréhender l'ensemble de la situation, si bien que le lecteur ne prend pas parti.

Cela reste de la chick-lit, donc il y a quand même un peu de gnan-gnan, mais le tout est très bien dosé.

Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un excellent roman, mais il est très bon.

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ABC14

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01 mars 2014

The Last Song - Nicholas Sparks

the last song

A l'âge de 17 ans, la vie de Veronica Miller, alias "Ronnie", est bouleversée par le divorce de ses parents et le départ de son père. Elle en veut beaucoup à ses parents, surtout à son père. Trois ans après cette rupture, sa mère l'envoie passer un été avec son père, ancien pianiste vivant en bord de mer. Le roman raconte ces retrouvailles inoubliables.

Editions Grand Central Publishing 463p.

Mon premier Sparks, je l'ai acheté par hasard à l'aéroport de Portland, alors que j'attendais l'avion qui me renverrait chez moi après 1 an aux USA et je l'ai dévoré avant même de monter dans l'avion. Il s'agissait de A Walk to Remember, que je relis encore de temps en temps et qui me fait toujours autant pleurer (j'ai vu le film bien après et bof bof). Puis j'ai vu le film The Notebook (et lu le livre dans la foulée, et là j'ai préféré le film), mais je n'ai pas été autant séduite. Mais je m'étais dit qu'il fallait que je lise d'autres Sparks pour me faire une idée du reste de ces livres.

Quand j'ai vu qu'il avait un titre avec le mot chanson dedans, et que ce serait donc parfait pour le challenge de calypso, je n'ai pas hésité. Et j'ai bien fait : ce livre sera mon premier vrai coup de coeur de 2014, et le premier depuis très longtemps !

J'ai retrouvé dans ce livre ce qui m'avait dans plu dans A Walk to Remember : une écriture simple mais évocatrice et très touchante, des personnages fouillés et pas caricaturés, une histoire simple (et parfois attendue, c'est sûr) qui fonctionne très bien, du réalisme, et tout le temps que je lisais ce livre, j'avais l'impression d'entendre le chant des mouettes et le bruit des vagues.

Les personnages donc : Ronnie est super agaçante de base, et on la comprend. Après 3 ans sans parler à son père qui les a quittés, alors que c'est une citadine pur jus, sa mère la débarque dans une petite ville côtière pour passer l'été avec son père et son frère. A 17 ans, j'aurais aussi été furax. Et puis petit à petit, elle fait des rencontres (Blaze et Marcus, mais aussi Will), se rend compte que son père n'est pas si mal que ça, qu'il est même beaucoup plus à l'écoute que sa mère et ça lui fait du bien.

Elle met de côté le rythme effréné de la ville, les engrenages dans lesquels elle s'était engagée (les clubs, les gens de son entourage qui boivent et qui se droguent, ses tendances à piquer dans les magasins) et réapprend à vivre. Et puis bien sûr, alors que tout va bien, l'inévitable arrive.

Cet inévitable, on l'attend presque depuis le début, on sait que ça va arriver (et ce thème-là a l'air d'être un des thèmes de prédilection de Sparks). Mais c'est amené avec tact et au bon moment : Ronnie, petite peste, a grandi tout l'été, a mûri, et elle est prête à affronter l'adversité.

Forcément, à la lecture des 60 dernières pages, j'étais en larmes. Comment faire autrement ? Je l'étais d'autant plus que j'ai eu un vrai coup de coeur pour Jonah, le petit frère de Ronnie (qui m'a évoqué pendant toute ma lecture un autre petit frère de fiction que j'adore, Jude de The Fosters), un vrai petit gars courageux que j'avais envie de prendre dans mes bras tout du long.

Le seul petit bémol, c'est que [nous avons droit à une happy ending. Et même si ça m'a fait plaisir, ça m'a fait un peu tâche. A mon sens, le livre aurait pu finir à la fin du récit de l'été par Ronnie, ou même à l'enterrement]. Mais c'est vraiment un tout petit bémol et ça n'empêche pas ce livre d'être un coup de coeur !!!

Livre lu dans le cadre de :
2014 7/100 un mot des titres Session : chanson

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